lundi 31 octobre 2016

Et si mes coquillettes au jambon oubliaient le jambon pour devenir furieusement légumes ? Mes coquillettes sans gluten et sa jardinière de légumes !

Je l'ai déjà raconté quelque part par ici généralement pour les repas de fêtes, on est pas très fêtes à la maison, enfin quand on dit qu'il faut la faire, le reste du temps ça va... Donc pour les repas de fêtes comme Marie aime bien les petites choses qui se grignote à ce moment-là de l'année, souvent on s'y prenait au dernier moment et on courrait les magasins pour mettre sur la table saumon et fois gras, petits fours et tartinades de toutes sortes, plein plein de choses qu'aime tout le monde... enfin surtout les grands !
Et nos petits regardaient la table se remplir au moment du repas avec une curieuse interrogation au fond des yeux, y'vont quand même pas nous laisser mourir de faim pendant qu'ils vont s'avaler toutes ces horreurs ! Parce que forcément nos goûts à nous et leurs goûts à eux...
Du coup un jour on a pris le toreau par les extrémités et on a pris une grande décisions, leur demander ce qu'il voulait manger lors de ces repas là. Et à peine que nous avions demandé, sans la moindre hésitation, ils ont tous répondu... On veut des coquillettes au jambon !!!
Bon sur le coup on a été pleurer discrètement dans notre chambre et demander à l'autre qui avait bien avait eu cette idée à la... et après avoir décrété que finalement la démocratie c'était peut-être pas l'idée de l'année dans ce domaine, nous revenions un peu penaud leur dire avec un dernier fond de sanglot dans la gorge, que c'était dit, ça serait fait et on mangerait des coquillettes au jambon à Noël !
Et le pire c'est que forcément après avoir avalé les coquillettes de ce soir de fête et ben les malins on redemandé que l'on vote l'année suivante et la suivante et... nous étions condamnés au coquillettes au jambon à vie ! Enfin c'est ce que nous avons cru...
Et puis les filles ont commencé à trouvé que le jambon... et comme elles sont deux contre un... Mes coquillettes d'aujourd'hui sont toujours aussi appréciées à la maison mais le jambon...
Du coup aujourd'hui j'ai refais des coquillettes mais au nouveau goût du jour, des jolies petites pâtes sans gluten de la gamme Gerblé sans gluten accompagnées d'une jardinière de légumes croquants et de quelques autre petites choses...
Mes coquillettes sans gluten et sa jardinière de légumes !
Ingrédients : 250g de coquillettes sans gluten Gerblé – 1bouillon de légumes bio - ½ chou romanesco – 4 carottes nouvelles – 1petit bol de petits pois – 1 petit bol de fèves – 1 oignon nouveau - 1 tige de basilic à petites feuilles effeuillé – 1càc de feuilles d'origan frais - 2càs de pistaches – huile d'olive – sel et poivre
Détaillez le chou romanesco en petits bouquets, s'ils sont gros coupez-les en deux, pelez les carottes puis coupez-les en tronçons, émincez finement l'oignon nouveau.
Faites cuire très rapidement dans des casseroles d'eau salée séparément, le chou et les carottes et dans une autre les petits pois, les fèves et les oignons. Dès qu'un des légumes est cuit égouttez-les jetez-les dans un saladier d'eau bien froide puis égouttez-les de nouveau.
Faites cuire les coquillettes dans une grande casserole d'eau légèrement salée où vous aurez jeté le cube de légumes émié té, en suivant les indications de l'emballage.
Mélangez tous les légumes dans un saladier, vérifiez s'il faut saler et poivrer et arrosez d'un filet d'huile d'olive puis mélangez encore.
Répartissez les coquillette et les légumes dans les assiettes puis terminez en parsemant les feuilles de basilic et les pistaches grossièrement hachées. Vous pouvez comme moi aussi parsemez quelques petites pousses sur le tout juste avant de servir.
Mais pourquoi, bon j'ai quand même planqué un peu de jambon sous les coquillettes pour mon hamster... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 30 octobre 2016

Le dernier livre de Chloé Saada est à dévorer sans modération ! Et mon muhallabieh en version très rose...

J'ai toujours eu le possessif affectueux... celles et ceux que j'appelle de leur prénom en mettant ma ou mon devant le savent, il n'y a pas une once de possession là-dedans, il y a juste des tonnes d'affection... Et donc, peut-être pas depuis notre première rencontre mais très vite après, j'ai commencé à appeler Chloé Saada, Ma Chloé, tant celle qui fait la joie de la rue Pigalle grâce à ses cupcakes depuis quelques années, a su avec son naturel désarmant, ses grands éclats de rire et son amitié sans absence, attirer mon affection.
Et après plusieurs ouvrages consacrés à des pâtisseries pas toujours très raisonnables mais tellement gourmandes, Chloé s'est lancée maintenant dans un nouveau projet, dans un nouveau livre... Un livre où les cuisines n'ont pas de frontières, où elles se mélangent, où elles se complètent et se répondent... Salam Shalom, le titre de son livre vous indique le voyage proposé et l'espoir contenu dans cet ouvrage qui vient de paraître chez Hachette Cuisine.
Alors si vous êtes prêt à voyager avec Chloé du Moyen-Orient jusqu'au Maghreb, de l'Est à l'Ouest de par là-bas, entre tradition et modernité, si vous avez des envies de challah perdu à la cannelle, de kebbe et de houmous, de tajine et de coucous, de makroud et de cornes de gazelle... Et si vous êtes aussi prêt à découvrir toutes ces cuisines, par petites touches en allant de l'une à l'autre, d'une cuisinière à l'autre, n'hésitez pas à embarquer dans ce voyage-là et vous finirez sans doute pas suivre le dernier conseil de l'introduction de Chloé... à vous de réaliser ces recettes, d'inviter vos amis et votre famille et de leur faire découvrir cette cuisine si riche et délicieuse...
En cherchant une recette pour illustrer ce livre, mon appétit s'est arrêté sur le muhallabieh, cette crème odorante et croquante, d'où s'élèvent les parfums de la fleur d'oranger et de la rose... et juste comme je finissais ma p'tite crème et que je demandais à Marie où donc était les eaux de fleur d'oranger et de rose... je l'ai entendu me répondre de loin les fleurs d'oranger sont dans l'frigo du bas et celle à la rose sur ta liste de courses... Des fois les ingrédients sont cruels avec le cuisinier imprévoyant.
Heureusement j'avais un joli sirop de rose qui traînait par là et qui a un peu transformé la recette de Chloé pour l’entraîner encore plus loin vers l'orient et l'Inde...
Mon muhallabieh en version très rose...

Ingrédients : 50cl de lait – 60g de sucre en poudre – 20g de Maïzena – 1 ou 2càc d'eau de fleur d'oranger – 1càc de sirop de rose (ou si vous avez de l'eau de rose, 1 ou 2càc) – ½ gousse de vanille (facultatif) - 1càs de pistache/ épluchées – quelques pétales de fleur de rose séchées ou de boutons de rose pour décorer
Versez le lait et le sucre dans une casserole, coupez la vanille en deux puis grattez-la au dessus de la casserole.
Portez le tout à ébullition.
Versez la Maïzena dans un grand bol. Quand le lait est chaud versez-en un peu sur la Maïzena et donnez un coup de fouet. Reversez le contenu du bol dans la casserole et faites chauffer de nouveau le contenu de la casserole à petit feu en remuant régulièrement. Laissez la crème épaissir, retirer du feu et ajoutez la fleur d'oranger.
Versez ensuite la crème dans des ramequins en alternant la crème et quelques gouttes de sirop de rose. Terminez en parsemant les pistaches et les pétales de rose sur les crèmes et en terminant par, encore, quelques gouttes de sirop de rose.
Vous pouvez déguster ce dessert diablement parfumé chaud ou froid, personnellement je l'aime entre deux... tiède ! A vous de voir.
Mais pourquoi, bon j'aurais pas une fourma de pâtes au thon sur le feu moi... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 29 octobre 2016

Mes p'tites cailles sur leur jardinière de légumes...

La cuisine du gibier n'est pas une cuisine habituelle chez moi où d'ailleurs la viande recule petit à petit sous les suggestions plus que suggestives de mes deux merveilles... C'est ce qu'a dû ressentir Eva et l'Interprochasse, quand ils m'ont proposé de me lancer dans cette cuisine à plume et à poils.
C'est curieux comment certaines personnes, peut-être parce qu'elles me connaissent un peu, devinent quand je suis en train de tordre le nez... simplement parce que je ne maîtrise pas cette cuisine et que j'étais un peu inquiet de me lancer dans l'inconnu.
Mais ça c'était avant comme disait l'autre, avant qu'Eva m'énumère tous les produits qui peuvent rentrer dans cette catégorie, dans le domaine du gibier, et qu'elle évoque les p'tites cailles et le colvert que je pourrais préparer. Ces exemples étant suffisamment alléchants je me suis donc lancé dans l'aventure.
Et voilà donc ma recette à base de caille, un produit que vous trouverez chez votre boucher, surtout si vous prenez le soin de le commander à l'avance, c'est en tout cas ce que j'ai fait chez le miens, des cailles que j'ai choisi d'accompagner d'une jolie jardinière de légumes.
Mes p'tites cailles sur leur jardinière de légumes...
Ingrédients : 4 cailles – 4 tranches de lard fines – 20g de beurre – 1càs d'huile d'olive – 2 ou 3 tiges de thym - 3 ou 4 carottes nouvelles – 1 petit bol de petits pois – 1 belle poignée de cocos plats – 4 navets nouveaux – 4 oignons nouveaux – 1 gousse d'ail - 10cl de vin blanc – 10cl de bouillon de volaille – ½ càc de farine - 2 ou 3 tiges de menthe effeuillée – sel et poivre
Commencez en salant légèrement et en poivrant généreusement les cailles puis enroulez-les tranches de lard et ficelez-les.
Préparez alors les légumes. Pelez puis coupez en tronçons les carottes, coupez en tronçons les cocos plats, coupez les navets en quartiers, émincez finement les oignons nouveaux, écrasez la gousse d'ail avec le plat d'un couteau.
Faites chauffer une grande cocotte à feu moyen, mettez-y le beurre et l'huile et une fois que le tout est bien chaud colorez les cailles de tous les côtés, insistez bien jusqu'à ce qu'elles aient pris une jolie couleur.
Pendant ce temps faites cuire tous les légumes séparément dans une casserole d'eau légèrement salée, faites-les cuire rapidement pour qu'ils restent croquants, et dès qu'ils sont à point jetez-les dans un saladier d'eau bien froide. Vous pouvez ensuite les regrouper.
Une fois que les cailles sont bien dorée retirez-les de la sauteuse et faites-y revenir les oignons, l'ail et le thym jusqu'à ce que les oignons deviennent translucides et commencent à colorer. Versez alors le vin blanc et le bouillon de volaille, portez à ébullition, remettez les cailles dans la sauteuse, couvrez, baissez le feu et prolongez la cuisson une vingtaine de minutes en retournant régulièrement les cailles dans leur bouillon.
Prélevez alors un peu de bouillon, mélangez-le dans un bol avec la farine et remettez le tout dans la sauteuse, remuez bien.
Ajoutez alors tous les légumes et remuez encore, laissez sur le feu juste le temps de réchauffer les légumes.
Juste avant de servir, ajoutez les feuilles de menthe et si vous avez, comme moi, la chance d'avoir un peu d'oseille rouge qui continue à pousser sur le balcon, n'hésitez pas à les ajouter aussi, mais rien d'obligatoire. En tout cas dégustez sans attendre juste bien chaud et n'attendez pas trop ou il risque ne rien rester !
Et comme nous sommes plusieurs à avoir accepté de cuisiner du gibier vous pourrez retrouver nos recettes sur le site de l’Interchasse, groupement de professionnels de la filière chasse au fil du temps par ici : Les blogueurs cuisinent du gibier
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Mais pourquoi, et maintenant c'est au tour du canard de passer dans le pot... est-ce que je vous raconte ça...

L'AMAP et moi... Ma soupe qui ne jette rien aux pommes de terre radis et fanes !

J'ai toujours eu du mal à cuisiner spontanément, je suis plutôt un tracassé de la recette qui doit réfléchir, réfléchir, ré... avant de se lancer dans la moindre petite préparation. 
La cuisine du fond de frigo que l'on prépare en prenant deux trucs et un machin au vol, à l'inspiration, comme certains arrivent à faire, moi ce n'est pas vraiment ça... Je peux rester figé devant mon frigo tel un pingouin devant préparer ses prochaines vacances avec une seule carte du Sahara et être seulement réveillé par le stalactite qui commence à se former au bout de mon nez et par l'eau qui coule sur mes pieds depuis le pauvre frigo qui atteint alors une température tropicale.
Tout ça pour dire que le principe même de l'AMAP, des jolies paniers remplis de... on ne sait pas trop quoi à l'avance, me glace la cuisine un peu d’effroi.
Du coup, même si le principe d'accompagner un agriculteur dans la durée, un agriculteur responsable de ses cultures, me semblait être une excellente idée pour manger mieux dans tous les sens du terme. Donc même si sur le principe... dans la réalité, je reculais, reculais, re... devant l'obstacle du défi à ma spontanéité.
Et puis voilà que l'autre jour, une amie m'annonce sans prévenir, tiens la semaine prochaine j'ai un panier de trop d'l'AMAP, je passerai te le déposer... et hop elle s'en tourne le talon. Et moi je reste là sans même avoir eu le temps de ramasser mon bec qui était tombé par terre, ni de caqueter quelques excuses très scolaires du genre que je devais justement enterrer ma grand-mère maternelle et celle paternelle réunies, celles qui vivaient ensemble en Laponie depuis peu... juste la semaine prochaine !
Et il y a quelques jours je me retrouvais donc avec mon panier très très garni et à préparer ce matin une jolie soupe avec ce qu'il y avait dedans, une soupe aux pommes de terre, aux fanes et au radis blanc... parce que manger mieux c'est aussi jeter moins !
Ma soupe qui ne jette rien aux pommes de terre radis et fanes !
Ingrédients : 1 belle pomme de terre à soupe – 1 petit radis blanc d'environ le même poids de la pomme de terre (ou un morceau si vous avez le radis prétentieux) – les fanes d'une botte de radis roses et d'une botte de navets (ou deux d'un seul des deux) – 50cl de bouillon de légumes bio - 1càs d'huile d'olive – du jus de citron vert - sel et poivre
Pelez et coupez petits en morceaux la pomme de terre, la peau des pommes de terre à soupe c'est un peu dure, donc direction le compost. Lavez le radis, lui pas la peine de le peler puis coupez-le aussi en petits morceaux.
Versez l'huile dans une casserole et faites-y revenir la pomme de terre et le radis blanc pendant trois minutes en remuant souvent sinon ça va coller grave.
Versez le bouillon, salez et poivrez et faites cuire à petits bouillons de quinze à vingt minutes en remuant souvent. Ajoutez alors les fanes remuez, ajoutez un peu de bouillon si nécessaire et faites cuire trois minutes, pas la peine de faire plus.
Mixez, servez et terminez si vous voulez en déposant sur vos soupes quelques petites fanes, quelques tranches de radis ou quelques demi-tranches de radis blanc bien fines, un filet d'huile d'olive et un trait de citron vert.
Mais pourquoi, bon et maintenant je fais quoi avec une betterave, du fenouil, des échalotes, des... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 27 octobre 2016

Entre pommes au four et crumble mon cœur balance... Pommes au four à la framboise en crumble !

Ceux qui me connaissent le savent quand je vois rouge je n'imagine pas des bolides portant un cheval cabré sur la calanque mais d'autres machines souvent rouges dont les rondeurs me font frissonner de plaisir. Pendant longtemps j'ai pensé que KitchenAid, puisque ce sont bien ces machines sur lesquelles je laisse régulièrement mes mains suivre leurs courbes, ne rimait qu'avec les jolis robots qui m'ont sacrément facilité la cuisine.
Et puis, comme pendant quelques temps j'ai travaillé avec la marque j'ai découvert que loin de là et qu'à côté de ces machines qui ont envahi ma salle à manger, il y avait bien d'autres choses, du beaucoup plus grand au beaucoup plus petit, de l’électro-ménager à tout ces autres ustensiles qui peuplent nos placards. Et ce sont quelques-uns de ces derniers que la marque m'a confiés cette fois pour y cuisiner quelques petites choses.
Et pour ce petit tour en quelques ustensiles culinaires, j'ai commencé par mettre un moule à tourte et à tatin à l’épreuve de mes petites recettes. Et comme je n'ai pas vraiment l'esprit logique, la première question que je me suis posée en voyant le moule en question, c'est et combien de petites pommes je peux mettre là-dedans ?
Pommes au four en crumble !
Ingrédients : 9 petites pommes un peu acidulées (pour un moule de 23cm) – 9càc de confiture de confiture de framboise - 90g de farine T65 - 45g de beurre - 60g de sucre – 30g d'amandes effilées
Lavez, séchez vos pommes puis enlevez les trognons avec un vide-pommes. Déposez-les dans le moule, couvrez avec une feuille de papier aluminium puis enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant une trentaine de minutes.
Préparez alors le crumble. Versez la farine, le beurre coupé en cubes et le sucre dans un saladier et mélangez avec le bout des doigts jusqu'à obtenir un joli sablé. Ajoutez les amandes effilées et mélangez rapidement.
Sortez le moule du four, enlevez le papier d'aluminium, attention c'est chaud ! Et déposez une cuillère à café de gelée de framboise sur chaque pomme, ça va forcément un peu dégouliner mais ce n'est pas grave. Parsemez le crumble sur les pommes puis remettez au four pour une vingtaine de minutes le temps que le crumble ait pris une jolie couleur dorée.
Sortez du four et mangez sans attendre ou laissez tiédir et mangez un peu plus tard...
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Mais pourquoi, bon salle à manger c'est un bien grand mot puisque une annexe de cuisine... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 26 octobre 2016

Et si on mettait les moules aux couleurs des fêtes Tome 2 ! Mon risotto aux moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel et au champagne...

Il y a quelques temps je vous disais que ma découverte de moules avait bien avancé depuis le temps fort fort lointain où je pensais que les géantes espagnoles étaient les seules moules au monde... Et maintenant je peux le dire, je crois que j'ai découvert une petite moule qui risque d'être ma préférée pendant longtemps, la moule de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel...
Il faut dire que cette moule-là a bien des attraits pour m'attirer l'appétit, bien remplie juste comme il faut, goûteuse en diable avec son goût iodé et ce je ne sais quoi de sucré, presque rien mais un rien bien plaisant. Et c'est donc cette moule-là que nous avons préparée lors d'un joyeux atelier justement nommé Merry Christmas Moules avec Aude et Thierry de deux belle manières.
Pendant qu'Aude préparait les moules dans une jolie salade où le céleri prenait une belle place, Thierry nous a entraîné à sa suite dans un risotto où les moules et le champagne se sont mariés... des recettes que vous pourrez retrouver très prochainement chez mes complices d'un soir. En attendant j'ai eu envie de remettre à ma sauce le risotto de Thierry qui m'avait sacrément ouvert les papilles.
Mon risotto aux moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel et au champagne...
Ingrédients :
Pour préparer les moules : 1kg de moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel – 2échalotes – 10cl de champagne (sinon du vin blanc sec c'est bien aussi) – 20g de beurre - poivre
Pour le risotto : 300g de riz à risotto – 2échalotes - 1càs d’huile d’olive – 10cl de champagne (ou toujours de vin blanc) - 90cl d'eau bien chaude – 20g de beurre coupé en morceaux – 30g de parmesan râpé – 1 petite pincée de filaments de safran - 1càs de pignons – quelques feuilles de persil ou de cerfeuil - sel et poivre
Commencez par les moules. Nettoyez-les, normalement ça va aller vite, passez-les sous l'eau et égouttez-les. Hachez assez finement les échalotes et faites-les revenir avec le beurre dans une grande cocotte à feu tout doux pendant une dizaine de minutes. Montez le feu bien vif, ajoutez le champagne puis les moules, poivrez et fermez la cocotte. Là, ça va très vite, dès qu'elles sont bien ouvertes on arrête le feu. Egouttez-les, surtout ne jetez pas le jus de cuisson il va servir au risotto, et décoquillez les ¾ des moules.
Maintenant le risotto.
Dans une risottière ou une cocotte, versez l’huile d’olive et faites revenir les échalotes toujours hachées finement et toujours à feu doux pendant une dizaine de minutes. Ajoutez le riz, remuez 1ou 2 minutes, le temps qu'il soit bien nacré.
Déglacez en versant le champagne et laissez réduire jusqu'à ce qu'il soit complètement absorbé.
Ajoutez le safran, salez et poivrez, puis au fur et à mesure, louche par louche, d'abord le jus des moules, n'allez pas jusqu'au fond pour éviter de ramasser les impuretés puis de l'eau jusqu’à cuisson complète du risotto, comptez une vingtaine de minutes.
Quand le riz est cuit à votre goût, que vous l'avez donc goûté, ajoutez les moules sans coquilles, le parmesan et le beurre, puis remuez le tout doucement pour tout bien mélanger, couvrez le risotto et attendez 1 ou 2 minutes.
Servez le risotto dans les assiettes et terminez en parsemant les pignons hachés et les feuilles de persil ou de cerfeuil. Vous pouvez finir en décorant vos assiettes avec quelques belles moules encore dans leur coquilles ou dans des demi-coquilles et surtout dégustez sans attendre ! Le risotto ça n'attend pas !
Je vous ai remis le visuel de ma recette de nage de moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel... vous pouvez retrouver la recette en cliquant sur la photo...
http://doriannn.blogspot.fr/2016/10/et-si-on-mettait-les-moules-aux.html
Et si vous voulez en savoir plus c'est par-là : Les moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel 
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Mais pourquoi, et tout simplement des moules avec un joli coup d'poivre ? est-ce que je vous raconte ça...

lundi 24 octobre 2016

Mon velouté de tomate aux parfums lointains... Parce que l'envie de cuisiner c'est toujours relatif !

Je le dis souvent, j'ai la cuisine relative, je cuisine mes plats parfois beaucoup, parfois un peu... Ce qui veut dire que selon mes envies et le temps dont je dispose il m'arrive de jeter un bouillon dans le fond de ma cocotte alors que d'autres fois je vais m'attaquer directement à la carcasse de poulet, la faire revenir, ajouter quelques herbes et quelques oignons... Enfin d'autres fois je me lance dans mon bouillon fait maison... c'est selon le temps et mes envies, un peu comme tout le monde je suppose.
Du coup quand Knorr m'a proposé d'aller y voir du côté de l'Estremadure comment la marque traitait ses tomates, j'ai comme toujours avant de répondre été voir dans mes placards histoire de voir si j'y trouvais la marque et comme j'y ai trouvé bouillon et soupe, j'ai donc répondu allons voir...
Et nous sommes donc ainsi partis à quelques-unes et quelques-uns voir directement les pieds dans les champs de tomates ce qu'entendait la marque par agriculture durable dans ce sud du sud où les pratiques agricoles sont quelques fois... Forcément compte tenu de mes origines, dès que l'on me titille sur l'agriculture de par là-bas j'ai tendance à virer à la méfiance parce que malheureusement la production intensive s'y est développée de manière... intensive, malheureusement, et que le sujet me tracasse un peu aussi.
Du coup j'avais la curiosité en éveil face à cette proposition de la marque, faire un grand pas en direction du durable et du responsable. Et je dois dire que j'ai été surpris de voir que les portes et les placards nous ont été ouverts, dans les champs et les lieux de productions de manière à nous laisser nous-même nous faire notre propre opinion. Ce qui est sans doute pour moi la meilleure manière de convaincre un sceptique, regarde et fais-toi ton idée...
Et ce que j'ai vu me montre que l'on peut être un industriel de premier ordre et se préoccuper de trouver des solutions durables pour produire les tomates qui vont finir dans les rayons, dans nos paniers et surtout finalement dans nos assiettes.
Et ces solutions proposées sont simples et semblent frappées du bon sens dès que l'on veut prêter attention cette terre où poussent les tomates, rotation des cultures en pleine terre, utilisation de l'eau de la manière la plus juste, mise en place d'indicateurs permettant d'utiliser engrais et insecticides quand il faut où il faut, réutilisation des déchets végétaux en les réinjectant dans les champs... Des petites choses, des petits pas mais qui ne seraient sans doute pas faits sans la volonté des Knorr...
Alors bien sûr j'aimerai plus, j'aimerai que le bio règne là-bas sans partage en inversant ainsi les pratiques, mais faut-il regretter ce qui n'est pas encore... ou reconnaître ce qui est déjà fait ? La direction semble en tout cas bonne... Après, à vous de vous faire votre idée !
En attendant aujourd’hui j'ai eu envie de m'amuser avec un velouté de tomates, une simple soupe que j'ai mise à ma sauce...
Mon velouté de tomate aux parfums lointains...
Ingrédients : 90cl de velouté de tomate Knorr – 120g de riz sauvage – 60g de lentilles blondes – 60g de lentilles corail – 1càc de curry en poudre – 60g de crème de coco – quelques feuilles de basilic thaï – sel et poivre
Commencez en préparant le riz et les lentilles blondes et corail selon les indications portées sur les emballages, égouttez bien le tout, puis mélangez-les et réservez-les.
Versez le velouté de tomates dans une casserole, ajoutez le curry et faites-le chauffer.
Répartissez le velouté dans les assiettes, puis la crème de coco et remuez rapidement. Déposez le mélange de riz aux lentilles. Terminez en parsemant les feuilles de basilic et éventuellement un peu de curry en poudre.
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Mais pourquoi, bon et si d'ailleurs j'allais cultiver un peu mon futur champ d'tomates... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 23 octobre 2016

Une soupe deux versions parce que les goûts et les couleurs... Soupe à la courge et la tomate en deux façons !


A la maison quand il s'agit de manger, un de nos jeux préférés c'est t'aime ou t'aime pas ! Et à chaque fois que je vérifie les goûts et les couleurs de chacune et chacun je me retrouve avec des plats qui finissent par ne plus se ressembler tellement je dois enlever des ingrédients pour certains et en ajouter pour d'autres...
Du coup petit à petit au fil des années j'ai mis en place une cuisine relative parce que composée de recettes ayant la même base mais permettant au fil des envies de varier le résultat. Cette manière de faire a deux avantages, faire plaisir aux uns et aux autres et aussi ne pas me retrouver à aller repêcher des ingrédients à la pince à épiler pour les voir manger mes plats !
Et cette fois c'est Vincent, un de mes complices de boulot en ce moment, qui m'a donné l'idée de cette soupe en deux versions quand il m'a dit, je t'laisse mon panier de l'AMAP... qu'il a vu ma tête face à la courge géante qui y trônait et qu'il a ajouté, tu veux que j'te fasse la soupe de ma mère ?
Et voilà comment après avoir récupéré la recette il s'est retrouvé devant mes fourneaux à cuisiner la p'tite soupe onctueuse en question et que j'ai eu l'idée avant qu'il la termine d'en prélever la moitié pour en faire ma version à moi...
La soupe de Misou à la courge et à la tomate !
Ingrédients : 500g de potiron - 500g de tomates (ou autant de concassé de tomates mais comme ce sont les dernières de la saison autant en profiter...) - ¼ de litre de bouillon de légumes - 2 gousses d'ail – 1càs d'huile de tournesol (ou d'une autre huile neutre) – 2 ou 3càs de crème fraîche – 50g de fromage râpé (du Comté c'est bien) – sel et poivre – des jolies tranches de baguette grillées
Commencez en pelant les tomates puis en les coupant en gros cubes. Faites de même avec la courge, enlevez la peau puis coupez-la en cubes.
Pelez les gousses d'ail, coupez-les en deux puis dégermez-les.
Faites chauffer l'huile dans une grande sauteuse ou une cocotte à feu assez vif et faites-y revenir rapidement l'ail, ajoutez les cubes de potiron et faites revenir le tout 5 minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez les tomates et le bouillon, salez et poivrez, mélangez le tout et poursuivez la cuisson à feu doux et à couvert, ne couvrez pas entièrement, pendant une quarantaine de minutes.
Mixez alors le tout au mixer plongeant ajoutez la crème et le fromage, mélangez et répartissez dans les assiettes. Terminez en déposant les croûtons sur la soupe.
Ma soupe à la courge et à la tomate !
Ingrédients : 500g de potiron - 500g de tomates (ou autant de concassé de tomates mais comme ce sont les dernières de la saison autant en profiter...) - ¼ de litre de bouillon de légumes - 2 gousses d'ail – 1càs d'huile de tournesol (ou d'une autre huile neutre) – 10cl de lait de coco – 2 càs de graines de courge – 1 ou 2 càc de curry – sel et poivre
Commencez en pelant les tomates puis en les coupant en gros cubes. Faites de même avec la courge, enlevez la peau puis coupez-la en cubes.
Pelez les gousses d'ail, coupez-les en deux puis dégermez-les.
Faites chauffer l'huile dans une grande sauteuse ou une cocotte à feu assez vif et faites-y revenir rapidement l'ail, ajoutez les cubes de potiron et le curry et faites revenir le tout 5 minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez les tomates, le bouillon et le lait de coco, salez et poivrez, mélangez le tout et poursuivez la cuisson à feu doux et à couvert, ne couvrez pas entièrement, pendant une quarantaine de minutes. Pendant la cuisson n'hésitez pas à écraser les ingrédients à la fourchette.
Donnez alors un coup rapide de mixer, ne mixez pas tout comme moi ou mixez un peu plus si vous aimez les soupes plus veloutées. Répartissez la soupe dans les assiettes puis terminez en les arrosant éventuellement d'un peu de lait de coco de plus et en parsemant dessus les graines de courge et une pincée de curry.
Maintenant à vous de choisir votre version de cette soupe ou éventuellement de vous lancer dans la cuisine relative !

Mais pourquoi, et dans les restaurant j'vous dis pas les commandes... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 20 octobre 2016

Ghoribas au sirop de thé Jasmin Flowers... parce que décidément j'aime ces drôles de pâtisseries !

Ceux qui me connaissent savent que le matin je suis café, furieusement café même ! Cette boisson ayant pour but principal à cette heure matinale de la journée de me remettre le neurone en place et si possible de me mettre aussi de bonne humeur... Bon, généralement le café arrive à me faire rappeler mon prénom et quelques autres petites choses, mais pour ce qui est de ma bonne humeur on va dire que ça dépend des jours...
Et puis au fil de la journée, petit à petit, je varie les plaisirs et, plus ou moins tôt, le thé commence à son tour à accompagner mes déambulations culinaires. Et je dois dire que depuis que mon thé passe régulièrement par ma SPECIAL.T, j'ai le thé sacrément varié et surtout encore plus voyageur.
C'est peut-être ce que j'aime particulièrement avec cette boisson, à cause des petits voyages qu'elle me permet grâce à une simple tasse. C'est comme ça que je voyage le petit doigt en l'air du Japon à la Chine, de l'Asie à l'Afrique du Nord en me perdant quelquefois dans mes voyages... Mon imagination parfois débordante me faisant oublier un peu la réalité...
Et comme aujourd'hui j'avais envie de quelque chose de plus avec mon thé, je me suis rappelé des ghoribas, sans doute alors que mon thé était en train de me perdre du côté de Pékin et que j'ai donc eu envie de les mettre au goût de mon thé du moment, au parfum de jasmin, que je dégustais dans ma tasse...
Ghoribas au sirop de thé Jasmin Flowers
Ingrédients pour une quinzaine de pièces : 12cl de Jasmin Flowers SPECIAL.T (ou de thé au jasmin très très parfumé) - 150g de semoule fine (attention pas du couscous de la semoule !) – 60g de sucre en poudre - 1 œuf – 3cl d’huile neutre - 120g d'amande en poudre – 1cac de levure chimique - du sucre glace
Versez le thé dans une casserole avec le sucre et faites réduire jusqu'à obtenir un sirop bien épais, il doit vous rester 60g de sirop. Laissez-le alors tiédir.
Mélangez le sirop et l'huile puis l'oeuf et fouettez le tout.
Ajoutez la semoule et mélangez, cette fois à la cuillère.
Mélangez l'amande avec la levure et incorporez aux autres ingrédients.
Faites des petites boules d’une vingtaine de grammes puis roulez-les entre vos mains.
Roulez ensuite chaque boulette dans une assiette où vous aurez mis une belle couche de sucre glace. Insistez bien pour qu’une belle couche de sucre glace adhère aux boulettes. Déposez-les délicatement sur plaque couverte d'une feuille de cuisson.
Enfournez 15 à 18 minutes dans un four préchauffé à 180°. Laissez refroidir sur la grille. Manipulez délicatement vos pâtisseries si vous les posez sur un plat avant de les déguster ! 
Et forcément vous pouvez les accompagner du même thé qui vous a servi à aromatiser vos ghoribas.
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Mais pourquoi, un p'tit thé à la menthe pour savoir s'il fait beau à Marrakech... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 18 octobre 2016

Damien, 750g La Table et moi... et un wok de légumes à sa manière et à la mienne...

J'ai du mal à me souvenir de la toute toute première fois que j'ai rencontré Damien, mais je pense que ça devait déjà être amical et sans doute autour d'un verre et de quelques petites choses à grignoter... petites ou grandes d'ailleurs... Quoi qu'il en soit de cette première rencontre, il y en a eu ensuite de bien bien nombreuses et à chaque fois que nous nous retrouvons, je sais qu'il risque de prononcer sa phrase préférée... J'ai eu une idée...
Damien souvent a des idées, très souvent même, et tout aussi souvent il les mène à bien, ce qui par les temps qui courent... Et une fois qu'il a une idée, qu'il décide de la mettre en œuvre, généralement quand il m'en parle, l'autre phrase qu'il prononce souvent c'est ça te dit ? Là, généralement la seule question que je lui pose c'est on commence quand ? Et lui aussi souvent de me répondre... demain !
Et la dernière fois qu'il m'a répondu demain ! c'était pour que je m'occupe des photos de son livre consacré aux recettes de 750g La Table, sa table, nommé Les meilleurs recettes Bistrot Cantine de chef Damien un ouvrage sorti il y a peu aux Editions Ducasse. Et c'est comme ça que quelques jours plus tard il se retrouvait aux fourneaux et moi derrière l'objectif.
Former « un couple » de ce genre ce n'est jamais facile parce qu'il faut découvrir l'autre et quelquefois faire avec. Sauf que nous, nous sommes déjà presque un vieux couple et que nous nous connaissons bien, forcément depuis le temps, nous connaissons nos envies et nos manières de faire et du coup les plats se sont enchainés, tous à l'image de ce qu'est Damien en cuisine, un généreux exigeant qui aime donner aux autres !
Et quand au bout de quelques jours nous avions tout ce qu'il faut pour remplir les pages du livre, la première chose que je me suis dite simplement est c'est déjà fini en attendant la prochaine idée...
Alors si vous voulez découvrir sa cuisine, cette cuisine simple et généreuse avec souvent une pointe de piment d'Espelette, son petit péché mignon, vous avez maintenant le choix, allez vous asseoir chez lui, dans l'un de ses restaurants ou vous mettre aux fourneaux ce livre entre les mains !
Wok de légumes à sa manière et à la mienne...
Ingrédients : 150g de riz complet – ½ poivron jaune – ½ poivron rouge (vous pouvez aussi utiliser ½ piment rouge doux) – 3 ou 4 bouquets de brocoli – 1 tige de céleri – 1 carotte de préférence nouvelle – 1 petite courgette jaune - 1 petit bol de pousses de soja - 1 oignon rouge – 1 gousse d'ail - 1càc de gingembre frais râpé – 2càs d'huile de tournesol (ou d'une autre huile neutre) – 2 ou 3 tiges de coriandre - 4càs de noisettes concassées – 1càc à café de sésame doré – 1 ou 2càs de sauce soja sucrée - 1càs de jus de citron vert - du piment d'Espelette à votre goût – sel et poivre
Commencez en faisant cuire le riz dans une casserole d'eau salée en suivant les indications de l'emballage, puis égouttez-le et réservez-le
Découpez les légumes après les avoir lavés et séchés ou épluchés. Taillez en fines lanières les poivrons, en très fines tranches les brocolis, le céleri en fins tronçons, la carotte et la courgette en très fins bâtonnets, vous pouvez aussi les râper, émincez finement l'oignon et l'ail.
Faites chauffer l'huile à feu assez vif dans un wok ou une grande sauteuse et dès qu'elle commence à être chaude ajoutez l'ail et le gingembre et remuez bien. Ajoutez les poivrons, le brocoli, le céleri et la carotte et faites sauter le tout en remuant régulièrement pendant 3 minutes ou un peu plus si vous aimez les légumes moins croquants que moi, comptez 5 minutes dans ce cas. Ajoutez alors la courgette et les pousses de soja et poursuivez la cuisson une minute ou deux.
Ajoutez la coriandre hachée, la sauce soja et le jus de citron et mélangez une dernière fois, rectifiez éventuellement l'assaisonnement en sel et en poivre et retirez du feu.
Faites réchauffer le riz, vous pouvez éventuellement le réchauffer avec les légumes.
Répartissez le riz dans les assiettes puis les légumes et terminez en parsemant les noisettes et les graines de sésame et laissez chacun compléter éventuellement d'un peu de sauce soja et surtout de piment d'Espelette !
Mais pourquoi, bon qu'est-ce que ça va bien pouvoir être sa prochaine idée... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 17 octobre 2016

Si tu fais de la purée mets du beurre ! Purée bicolore au bon beurre dedans...

C'est curieux comme la mémoire peut nous jouer des tours... Je m'en rends compte, par exemple, quand je parle quelques fois avec d'autres fou'dingues de cuisine et que la purée arrive dans la conversation... Il y a presque toujours à un moment où la question de la quantité de beurre se pose dans le débat et qu'un des participants cite la fameuse recette de Joël Robuchon, sa purée de rattes avec un « peu » de beurre dedans...
Et là visiblement la mémoire de mes passionnés semble leur faire défaut dès lors qu'il faut indiquer la quantité de beurre utilisée dans cette recette. Chacun y va de sa quantité et curieusement elle augmente, augmente, augmente... Jusqu'à ce que finalement l'un de nous annonce la « vérité » autant de beurre que de pommes de terre ! Eh non, bien loin s'en faut, si la quantité de beurre est... importante c'est bien loin de ça, puisqu'il ne s'agit que de 200 à 250g par kilo de pomme de terre... que...
Et si je suis plus raisonnable, je suis d'accord avec lui, sans bon beurre dedans et en bonne quantité point de purée onctueuse ! Après généralement quand nous en avons fini avec le beurre arrive un autre point encore plus épineux, la pomme de terre !
Du temps d'avant, quand mes culottes m'arrivaient encore au dessus du genou, le choix était simple, la Bintje régnait encore sur les étals et elle était sans concurrence. Mais aujourd'hui la belle nordique connait bien des concurrentes et par chez nous elle devient parfois aussi rare qu'un iceberg sous les pieds d'un pingouin ! Pourtant dès que je pense purée je continue à penser Bintje m'éloignant ainsi des choix de Joël Robuchon et de ses rattes...
Je pense Bintje mais je pense aussi aux belles violettes, Vitelotte ou autres, parce que celles-là ont aussi ce farineux qui s'écrase avec joie pour finir en jolies purées !
Du coup comme j'avais les deux types de pommes de terre dans mon panier de retour du marché j'ai eu envie de m'amuser en proposant dans mes assiettes deux purées, histoire de les mettre en couleurs ! Et comme je suis revenu aussi avec un joli poulet rôti, ceux de Serge, et son bon jus... il n'y avait plus qu'à !
Purée bicolore au bon beurre dedans...
Ingrédients : 500g de pommes de terre à purée (donc de préférence de la Bintje) de la même taille de préférence – 500g de pommes de terre à chair mauve de la même taille de préférence – 100g de beurre coupé en morceaux – 30cl de lait chaud – sel et poivre 
Commencez en faisant cuire les pommes de terre séparément dans 2 casseroles d'eau salée bouillante surtout sans les éplucher sinon elles deviendraient des éponges et se gorgeraient d'eau ! Faites-les cuire jusqu'à ce que la pointe d'un couteau rentre bien dedans, donc bien cuites mais pas trop non plus sinon elles vont exploser et forcément se gorger d'eau... Comptez une bonne vingtaine de minutes.
Epluchez-les encore chaudes, attention ça brûle ! Puis directement au moulin à légumes... le vieux truc que l'on tourne, tourne, tourne... il n'y a pas mieux pour une bonne purée !
Mettez alors les pommes de terre dans deux casseroles et faites-les sécher à feu tout doux quelques minutes, deux ou trois. Ajoutez alors la moitié du beurre dans chaque casserole et mélangez bien avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le beurre soit bien fondu.
Commencez alors à ajoutez le lait dans les casseroles, petit à petit jusqu'à obtenir la consistance désirée, vous n'aurez peut-être pas besoin de tout le lait. Mettez un peu de lait, mélangez et ajoutez-en seulement si la consistance vous paraît encore un peu épaisse.
A ce moment-là ça devient sportif ! On sale s'il le faut, on poivre et on sort le fouet et on fouette bien fort ! Et voilà c'est prêt... Il n'y a plus qu'à servir et si vous avez un peu de jus de volaille qui traîne par là ou si vous préférez une version végétarienne une lichette de beurre...
Et si vous voulez donner un peu de goût à votre purée, j'ai mis quelques idées autour de l'assiette... noix de muscade, ail, curry, amandes, laurier, huile d'olive... à vous de voir !

 Mais pourquoi, bon en même temps c'est moins gras que les frites qu'il dit Joël... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 16 octobre 2016

Moi Chef et si vous cuisiniez un chef à la maison... Saint-Pierre aux noisettes, soyeux de chou-fleur et cochon en pain-perdu pour tester cette affaire là...

Je reçois régulièrement des propositions d'essayer de « nouveaux concepts » qui trop souvent n'ont de nouveau que la boîte qui les contient... Et du coup je réponds tout aussi souvent, le plus poliment possible parce que mes envoyeurs de propositions sont souvent passionné par leur aventure, que non non que cette fois je ne pourrai pas...
Si je réponds de cette manière c'est que ces « nouveaux concepts » me proposent de faire souvent pratiquement ce que je peux faire sans eux et quelques fois moins bien ou d'une manière plus compliquée que si je le faisais moi-même... Bon, heureusement de temps en temps j'ai de bonnes surprises et la proposition est suffisamment alléchante pour que je me laisse tenter par un essayage du concept en question. Et une fois testé et gouté, il m'est même arrivé d'avoir de vraies bonnes surprises...
La cuisine des chefs est quelque chose de difficile, enfin assez souvent, parce que des ingrédients coûteux ou difficile à trouver, parce que des tours de main compliqués à maitriser, parce que simplement faire une recette n'a rien à voir avec l'écrire et que le travail du chef, c'est justement de la faire ! Du coup la cuisine des chefs n'est pas souvent à ma table...
Quand l'équipe de Moi Chef m'a raconté leur idée, je me suis gratté la tête, c'est le signe chez moi d'un certain scepticisme presque naturel... Quand je sors de chez moi et qu'il fait beau, je me gratte la tête en me disant oui mais va p't'êt' pleuvoir... Un scepticisme dû bien sûr au mot... Chef !
Mais comme ils semblaient sûrs de leur fait et me laissaient les mains libres pour en parler ou pas, pour en dire du bien ou pas... J'ai arrêté de me gratter la tête.
Cette semaine le colis de Moi Chef est arrivé chez moi, un colis qui devrait me permettre de réaliser une recette, de une recette de poisson... Un Saint-Pierre aux noisettes, soyeux de chou-fleur et cochon en pain-perdu proposé par Yannick Delpech le chef 2 étoiles de L’Amphitryon...Un chef 2 fois étoilé et du poisson, la barre était décidément haute !
J'ai ouvert le colis et j'ai étalé devant moi son contenu, tout tout ce qu'il faut pour réaliser la recette à part bien sûr du sel et du poivre. J'ai préparé les ustensiles et j'étais parti !
Et si j'avais quelques inquiétudes en commençant, j'avais un peu cette curieuse impression d'avoir le chef derrière moi la cuillère à la main prêt à me reprendre d'un coup sur les doigts, petit à petit elle avançait assez naturellement, sans vraiment me poser de problème...
Je me suis alors rappelé ce que m'avait dit l'équipe des Moi Chef, qu'ils regardaient et regardaient encore la recette avant de l'écrire... et c'est ce qui m'a d'abord plu, plus la recette est compliquée plus il faut être accompagné pour arriver au bout !
Et puis j'ai donc préparé mon pain-perdu au cochon, mon soyeux au chou-fleur et j'ai terminé par mon Saint-Pierre sans trop de difficulté, il faut dire que les parties « plus difficiles » à réaliser sans passer la journée en cuisine, jus, cochon et même soyeux sont presque prêtes...
Et c'est comme ça qu'après le temps indiqué, une quarantaine de minutes, je n'avais plus qu'à mettre en scène mes assiettes... et là je me suis dit autant m'amuser et donner ma patte au plat puisqu'on peut bien sûr suivre les conseils de la recette ou se laisser un peu aller comme moi !
Au final plat réalisé assez facilement, pour peu que l'on soit un peu attentif, c'est quand même un double étoilé qui vous guide, et au niveau du goût un véritable dans faute !
Maintenant à vous de voir si ce type de formule, entre tout fait et tout à faire, peut trouver sa place dans votre cuisine et dans vos habitudes, en ce qui me concerne c'est donc un oui sans hésitations !
Et comme les Moi Chef ont compris que ce qui se mange bien se partage bien, ils vous proposent de devenir si vous le souhaitez Ambassadeur Moi Chef, et dans ce cas d'aider à choisir les prochains grands Chefs et si votre chef est sélectionné, la possibilité de le rencontrer et d'entrer dans sa cuisine. Tout comme de profiter de tous les plats à tarif très préférentiel et quelques autres petites surprises... pour tout savoir sur les ambassadeurs Moi Chef c'est par là : Moi Ambassadeur !
Une dernière chose, le prix bien sûr, il vous en coûtera 29,70 par personne pour ce plat et si vous voulez savoir si Moi Chef livre par chez vous et leur proposition, passez par chez eux... Moi Chef !
Produit reçu 
Mais pourquoi, bon et maintenant si on me livrait directement Yannick Delpech à la maison... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 15 octobre 2016

Je crois que décidément j'ai le houmous qui me travaille ! Houmous au chou-fleur et aux noisettes et au zaatar et les pains pita qui vont avec !

Le premier libanais que j'ai croisé, il y a fort fort longtemps, est arrivé un jour devant ma porte et me rapportait ma carte d'identité que j'avais perdue quelques jours avant... J'ai toujours tout perdu un peu partout et mes papiers ce jour-là s'étaient retrouvés à trainer au milieu d'une rue parisienne et lui, quitte à perdre son temps, était venu jusqu'à chez moi pour me les rapporter.
Comme je n'ai pas plus de chance que de tête, il n'a trouvé que ma porte, à cette époque lointaine j'étais peu chez moi à part tôt matin pour me remettre de nuits... compliquées, de celles qui donne mal à la tête. Alors il avait laissé un petit mot pour me dire de passer chez lui où ma carte m'attendait.
Et quand je les ai retrouvés lui et ma carte, j'ai découvert un jeune libanais qui poursuivait alors ses études de médecine et, autour d'un thé et de quelques petites choses, il ma raconté sans tristesse mais avec une sorte de mélancolie ce qui faisait son Liban, ce pays déjà dévasté, déjà... Je ne l'ai jamais revu mais je n'ai jamais oublié ni le goût du thé qu'il m'avait servi, ni des petites pâtisseries, ni de son petit accent qui lui donnait un exotisme charmant, ni sa passion pour son Liban.
A cette époque je connaissais pas cette cuisine, cette cuisine traversée d'influences, parfumée et fraîche, j'avais d'autres préoccupations. Mais quand je me suis mis en cuisine et que j'ai commencé à voyager dans les assiettes, j'ai découvert le Liban qui se mange et j'ai peut-être mieux compris sa passion pour ce drôle de pays.
Et forcément le houmous est vite devenu mon ami mais comme je ne suis pas très fidèle aux recettes après l'avoir goûté en version originale, j'ai commencé à le mettre à toutes mes sauces et c'est une nouvelle de ces sauces que je vous propose aujourd'hui en la mettant au chou-fleur et aux noisettes ! Et comme avec un petit pain pour le ramasser c'est encore mieux...
Houmous au chou-fleur aux noisettes et au zaatar
Ingrédients : 300g de pois chiches au naturel (poids égoutté) - 200g de chou-fleur - 3càs d'huile d'olive - 3càs de jus de citron - 3càs de tahini - 1 gousse d’ail -1càc de zaatar – 4càs de noisettes - sel et poivre
Commencez en torréfiant les noisettes. Chauffez votre four à 180° et mettez-y les noisettes étalées sur une plaque et faites-les torréfier 5 à 6 minutes. Ensuite roulez-les dans un torchon pour enlever la peau et réservez-les.
Faites cuire le chou-fleur, faites-le bien cuire pour une fois il ne doit pas être croquant, puis égouttez-le bien.
Mettez une cuillère à soupe de noisettes dans un mixer et mixez finement. Ajoutez les pois chiches égouttés et l'ail grossièrement haché et mixez grossièrement.
Ajoutez la pâte de sésame, le jus de citron, l'huile d'olive, le zaatar, salez un peu et poivrez généreusement et mixez jusqu'à obtenir une pâte assez lisse.
Ajoutez le chou-fleur et mixez de nouveau assez finement.
Versez le houmous dans un plat, concassez les noisettes restantes et jetez-les dessus, arrosez d'un filet d'huile d'olive et terminez en parsemant un peu de zaatar. 
Pains pita au Zaatar
Ingrédients : 500 g de farine bio (T65) – 30 cl d’eau tiède – 3càs d’huile d’olive – 2 càc rases de levure de boulanger déshydratée – ½ càs de miel – du zaatar
Mettez dans le bol d'un mixer équipé d'un crochet l'eau, la levure et le miel, donnez un tour ou deux pour mélanger le tout puis laissez reposer une dizaine de minutes.
Ajoutez la farine l'huile et du sel, 1càc c'est bien et faites tourner pendant une dizaine de minutes à vitesse assez réduite. Formez une jolie boule avec votre pâte, remettez dans le bol et couvrez d'un torchon. Oubliez alors la pâte pendant une bonne heure et demie.
Ensuite videz la pâte sur un plan de travail un peu fariné et coupez des jolies boules, une dizaine, roulez-les bien et on relaisse tranquille pendant 30 minutes.
Sortez alors le rouleau de pâtisserie et commencez à étaler, quand la pâte fait environ 1cm d'épaisseur, saupoudrez-la avec ½ càc de zaatar et continuez à étaler bien finement, vous allez voir la pâte est joliment élastique c'est un vrai bonheur à étaler.
Déposez vos pains sur une plaque couverte de papier sulfurisé, deux par plaque c'est bien et au four ! Il faut un four bien bien chaud, 240° c'est bien et enfournez pendant 4 minutes. Vous allez voir normalement votre pâte gonfler comme un ballon puis elle va redescendre en refroidissant.
Faites tous les pains de la même façon et réservez-les au fur et à mesure sous un torchon pour qu'ils ne sèchent pas trop.
Quand tous les pains sont prêts sortez le houmous et en déchirant le pain ramassez-le à même l'assiette avec des morceaux de pain encore un peu chaud...

Mais pourquoi, bon qu'est-ce que j'ai encore perdu... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 14 octobre 2016

Le dessert était (presque) parfait le nouveau livre de Pascale ! Et sa tarte aux pommes en version vegan !

Entre Pascale et moi c'est une vieille histoire, une histoire de celle qui font presque croire que les dinosaures existaient encore lors de nos premiers échanges tellement ils me paraissent loin... Enfin des fois ça me paraît loin et d'autres fois j'ai l'impression que le temps file bien vite et que certains de ces échanges datent à peine d'hier...

C'est une vieille histoire qui a commencé de blogs en blogs, d'abord le sien puisque c'est quand même la première des premières et forcément elle est parmi les quelques-unes qui m'ont donné envie d'ouvrir ma propre cuisine virtuelle. Et depuis que je connais Pascale les livres ont tenu une jolie place dans notre relation... Il y eut d'abord une histoire de livre anglais... une drôle d'histoire qui nous fait encore rire tous les deux et puis sont venus ses premiers livres à elle !
J'ai toujours eu la joie partageuse et quand j'ai reçu son premier petit livre je me suis vraiment réjoui de la voir passer du numérique au papier... sans doute avec un poil d'envie, mais vraiment réjoui. Et puis d'autres livres ont suivi, des livres qui sont tous venus se ranger sur mes étagères les uns après les autres. Et puis depuis un moment... je commençais à être en manque.
Du coup quand celui-là est arrivé, ce Le dessert était (presque) parfait paru il y a quelques jours chez Solar, forcément j'ai été voir son étagère j'ai fait un peu de place et puis je me suis installé pour le déguster. Je crois que tout comme le premier livre de Pascale celui-ci va devenir un classique parce qu'il a une qualité bien rare, il est rassurant !
Il n'a pas que cette qualité, il y a bien sûr aussi les photos de Silvia et bien d'autres choses, mais cette sensation rassurante peu de livres font cet effet. Cette certitude de pouvoir l'ouvrir à n'importe quelle page et de savoir que quelques temps plus tard la maison va embaumer d'une jolie pâtisserie sans que l'on ait eu à changer une virgule, ni une minute sur le temps de cuisson ! Et ça vous pouvez me croire c'est précieux !
Alors si vous voulez découvrir ou redécouvrir une tripotée de desserts et de pâtisseries, vous avez l'adresse de ce livre qui, j'en prends le pari, n'a pas fini de vivre sur les étagères de nos cuisines !
Et en feuillant ses pages je me suis pris l'envie de sa jolie tarte aux pommes et ma fille qui traînait par-là m'a donné l'envie, à grand coups de coude dans les côtes, d'en faire une version totalement vegan.
Tarte aux pommes et aux figues version vegan
Ingrédients :
Pour la pâte : 200g de farine – 60g de floncons d'avoine - 5càs d'huile de tournesol (Pascale utilise de l'huile d'olive) – 6cl d'eau – quelques pincées de sel
La recette est aussi simple que bonne ! Mettez les flocons d'avoine dans un mixer et mixez un peu, ajoutez la farine et le sel et faites tourner juste pour mélanger. Ajoutez ensuite en filet l'huile puis l'eau toujours en faisant tourner votre mixer et quand la pâte se forme, arrêtez ! Simple non ? Et cette pâte est une vraie merveille à étaler ! Mettez-la au frais le temps de préparer les pommes.
Pour le reste : 2 ou 3 belles pommes pas trop fades – 5 ou 6 figues blanches - 4càs de sucre muscavado (ou un autre sucre avec plein de goût) – 30g de poudre d'amande (c'est de la noisette pour Pascale) – le jus d'1/2 citron – 1 ou 2 càs de gelée de rhubarbe - quelques pincées de cannelle si vous aimez
Tapissez un moule à tarte d'environ 24cm avec la pâte que vous aurez étalée bien finement, laissez-la déborder d'un centimètre au dessus du moule pour faire le joli rebord.
Mélangez la poudre d'amande et 1càs de sucre et tapissez le fond de la tarte avec ce mélange.
Coupez les figues en tranches.
Coupez vos pommes en deux, enlevez les cœurs puis coupez-les en fines tranches, bien fines c'est meilleur, donc si vous avez sorti la mandoline c'est plus facile ! Arrosez les tranches avec le jus de citron et déposez une première couche, la moitié des pommes sur le fond de tarte. Saupoudrez avec un peu de sucre et éventuellement d'un peu de cannelle et recommencez avec la deuxième moitié des pommes. Déposez les tranches de figues sur le pourtour et une petite tranche au centre et saupoudrez avec le sucre restant et encore un peu de cannelle. 
Repliez le rebord de la tarte en pinçant un peu pour que ça tienne bien.
Mettez la tarte dans un four préchauffé à 180° pendant une trentaine de minutes.
Dès que vous sortez la tarte toute chaude du four badigeonnez-la avec la gelée délicatement, les pommes et le rebord, et de la patience jusqu'à ce que la tarte soit tiède ou froide et c'est sans doute le plus difficile !
Mais pourquoi, bon j'ai encore plein de place sur ton étagère Pascale ! est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 12 octobre 2016

Et si on mettait les moules aux couleurs des fêtes ? Ma nage de moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel...

Pendant longtemps pour moi les moules se résumaient, origines obligent, à ces monstres par la taille de leurs coquilles que l'on trouve dans les plats de l'autre côté des Pyrénées, ces géantes que je retrouvais régulièrement dans la paella de Maria... 
Et puis peu à peu j'ai découvert d'autres coquillages souvent de taille plus raisonnable et aussi souvent avec des goûts et des parfums bien bien plus développés et une onctuosité et un fondant que les belles espagnoles n'ont pas toujours... Et petit à petit j'ai aussi commencé à me dire que l'on pouvait faire bien des choses avec les jolies petites coquilles.
Et parmi ces découvertes-là, il faut dire que j'ai la chance d'avoir un poissonnier attentif à la qualité de ses produits, j'ai découvert une moule qui m'a d'abord fait de l'oeil depuis son étal puis m'a régalé l'appétit au point que je suis devenu un de ses pires prédateurs... la moule de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel !
Il faut dire qu'avec cette moule-là je sais où je vais notamment grâce à son AOC, une certification bien difficile à obtenir et qui la couronne depuis des années. Je sais qu'avec quelle que je vais retrouver la même qualité, la même onctuosité et son petit goût très très légèrement sucré, je sais que je vais passer un bon moment en sa compagnie.
Et c'est cette moule-là que nous allons préparer demain lors d'une bataille amicale du côté de l'Atelier 750g entre blogueuses et blogueurs, une bataille justement nommée Merry Christmas Moules pendant laquelle avec Aude, Thierry et Virginie… allons donc tenter de mettre la moule en habits de fêtes !
Mais ça je vous en reparle très vite... et en attendant voilà un petit plat qui pourrait bien rejoindre mes plats de fête de fin d'année et faire une très jolie entrée...
Ma nage de moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel...
Ingrédients : 500g de moules – 8 petites coquilles St jacques (vous pouvez aussi utiliser des pétoncles) – 2ou 3 carottes nouvelles – 1 ou 2 petits navets nouveaux de préférence – 1 petite botte de haricot verts – 5 petits oignons nouveaux – 1 petit bol de petits pois frais – 1 gousse d'ail – 1l de bouillon de légumes - 20g de beurre - 5cl de vin blanc – 20cl de crème liquide - 1 douzaine de filament de safran – poivre blanc
Après avoir nettoyé vos moules faites-les cuire avec le vin à feu très vif dans une cocotte juste le temps de les ouvrir. Ça va très vite, à peine quelques minutes. Retirez-les de la cocotte et décoquillez-les. Gardez quelques moules dans leurs coquilles pour faire le plat joli.
Pelez puis coupez en rondelles les carottes, nettoyez puis coupez en petits cubes les navets, coupez les haricots en petits tronçons, émincez l'oignon nouveau, écrasez l'ail sans le peler.
Faites cuire tous les légumes, les carottes, les navets, les haricots, les petits pois, l'oignon et l'ail dans une casserole avec le bouillon de légumes pendant 3 minutes. J'aime les légumes très croquants si vous les voulez un poil plus cuits ajoutez 2 minutes mais pas plus ! Videz ensuite la casserole dans une passoire, jetez les légumes dans un saladier d'eau bien froide puis égoutez-les.
Mettez dans la cocotte à feu moyen avec le jus des moules au vin blanc et la moitié du beurre. Ajoutez les moules et les légumes, la crème liquide et le safran, poivrez, ne salez surtout pas et faites revenir à tout petits frémissements, on ne fait pas bouillir, le tout pendant trois minutes de plus.
Pendant ce temps faites chauffer le beurre restant dans une petite poêle à feu vif et faites rapidement dorer les coquilles Saint-Jacques ou les pétoncles.
Vous n'avez plus qu'à servir en ajoutant les Saint-Jacques dans la nage, en la répartissant dans les assiettes et en terminant en décorant joliment le plat avec les moules dans leurs coquilles que vous avez réservées.
J'ai terminé en décorant mon plat avec des petites feuilles d'oseille rouge mais rien d'obligatoire...
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Et si vous voulez en savoir plus c'est par-là : Les moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel
Mais pourquoi, bon qu'est-ce qu'on va bien pouvoir préparer demain... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 11 octobre 2016

Si j'appelle mon fils le hamster c'est peut-être parce que j'en suis un aussi... Mes biscuits très gingembre...

Je ne sais plus quand j'ai commencé à appeler mon fils le hamster ni vraiment plus pourquoi, sans doute à cause de bonnes joues ou de joues bien remplies... En tout cas il avait de qui tenir parce que moi aussi je suis, la nuit venue, assez souvent un... hamster !
On reconnaît le hamster nocturne à ses voyages vers les garde-mangers de la maison et à son habitude à faire résonner ses crunch crunch crunch... dans la nuit. 
Le hamster quand il mange, n'a pas le petit doigt en l'air, il a la dent affutée et grignote avec frénésie, parce qu'il sait qu'un autre prédateur peut arriver à tout moment et lui arracher des mains son précieux en lui lançant un terrible, t'es encore en train de grignoter, t'vas encore mettre des miettes partout ! Ce terrible prédateur est souvent la compagne ou le compagnon du hamster, cet être rationnel, qui ne comprend rien de rien au plaisir du grignotage et qui ne s'attache qu'à un détail, les miettes ! Ces miettes qui quelquefois, il est vrai, piquent un peu les fesses dans le lit...
Et c'est sans doute pour ça que le hamster est un animal nocturne et qu'il attend que la maisonnée s'endorme pour s'adonner à ce plaisir bien innocent, en fait, grignoter, grignoter, grignoter... en faisant entendre ses petits crunch crunch crunch... de plaisir !
Indéniablement je suis de ceux-là et quand il y a à la maison une pile de biscuits au gingembre qui traînent... eh bien il ne traînent jamais bien longtemps !
Mes biscuits très gingembres...
Ingrédients : 120g de beurre mou - 60g de sucre glace - 1 jaune d’œufs - 210g de farine – ½ càc de gingembre en poudre – 20g de gingembre confit
Commencez en mixant le plus finement possible le gingembre, personnellement j'ai un vieux moulin à café qui fait des merveilles pour ça mais avec un simple mixer c'est bien aussi.
Mélangez ensuite le beurre et le sucre glace dans un saladier. Ajoutez le jaune d'œuf, la farine et les deux gingembres et mélangez le tout jusqu'à obtenir une pâte bien homogène, c'est assez rapide.
Faites une boule avec la pâte puis écrasez-la de manière à obtenir une sorte de galette, filmez et au frais pendant 1heure.
Farinez légèrement une feuille de papier sulfurisé et étalez la pâte avec un rouleau à pâtisserie bien fariné lui aussi. Personnellement je mets deux réglettes de la hauteur que je veux obtenir, une sur chaque côté et je roule pour arriver à la bonne taille.
Une fois que vous avez fait ça, découpez vos biscuits à l'emporte-pièces, le mien faisait environ 8cm. Si vous utilisez un tampon comme moi, appuyez d'abord le tampon bien fariné aussi puis vous découpez. 
Ne serrez pas trop les biscuits, ils s'étalent un peu ! Et autre conseil, enlevez le surplus de pâte sans bouger vos biscuits, ils sont alors assez fragiles.
Et hop au four ! Enfournez dans un four préchauffé à 170° pendant 12 à 15 minutes. 12 c'est encore bien blanc, 15 ça commence à être joliment doré !
Avec les bouts de pâte on recommence, on étale, on taille et au four... et encore et encore jusqu'à ce qu'il ne reste plus de pâte. A un moment vous devrez sans doute la repasser au frais car elle va devenir de plus en plus molle au fur et à mesure des tours.
Et un dernier conseil si vous voulez que vos biscuits soient moins gingembre sacrifiez plutôt le gingembre en poudre que le gingembre confit.
Mais pourquoi, bon vivement que tout le monde dorme... est-ce que je vous raconte ça...