jeudi 14 juillet 2016

Visite en Camargue au pays où nait le sel...

Aujourd'hui vous avez rendez-vous avec une nouvelle Tintin Jones chez moi et donc Maïlys qui prend les commandes de cet article et qui va vous proposer une très jolie balade du côté de la Camargue pour découvrir le sel de par là-bas ! Bonne visite en sa compagnie ! 
Quand Dorian m’a appelée l’autre jour, j’ai à peine eu le temps de raccrocher que je me suis retrouvée transportée en Camargue. Je ne vous cache pas que ça change de ma Normandie d’adoption… surtout qu’on fait bien la paire, avec Dorian, en terme de résistance au soleil…


À peine avons nous commencé à traverser le salin d’Aigues Mortes que tout rayon UV-machin m’était sorti de l’esprit. Une vraie carte postale mais en mieux! Des oiseaux partout, beaucoup que je ne connaissais pas, d’ailleurs. Et pour cause, n’étant déjà pas pointue en ornithologie, le site est, en plus d’une exploitation de sel, une réserve naturelle qui accueille environ 200 espèces d’oiseaux dont 40 protégées. 
Il faut dire qu’avec un espace de la taille de Paris intra-muros, ils ont la place de s’installer (eux). Lieu enchanteur donc, pour le Tintin Reporter que j’étais ce jour-là, et qui ne fait que souligner la passion de Luc pour ce lieu et son métier de saunier.
Après un festin avec la mer d’un côté, et le salin de l’autre Luc nous a cueilli avant que nous succombions à la sieste, avec nos estomacs bien remplis et les 34° affichés au thermomètre. Avec sa bonhommie et son humour, on a tout su de la production et de la récolte du sel : de la transformation de l’eau de mer pompée à 30g de sel par litre à sa concentration à 300g de sel par litre et sa récolte. 
Chahutés par le vent — qui rendait la chaleur supportable — en passant entre les 87 “clos” à l’eau rose on a appris que faire du sel n’est qu’une question de logique. Il faut juste savoir faire avancer l’eau salée dans son circuit, afin qu’elle soit au bon endroit, au bon moment. Fastoche! *ahem* Le problème, c’est la pluie. 
L’eau est pompée jusqu’en mars et le sel se fabrique jusqu’en août. Certes, ce n’est pas la période de l’année la plus humide, mais ce qui m’a fasciné dans le processus et dans le métier, c’est le lien fort entre l’Homme et la nature. 
La connaissance du saunier quant au parcours et à la courbe de salinisation (si j’ose comparer à la courbe de tempérage du chocolat) qui fait qu’elle doit aller à tel endroit à tel moment. Pour la météo, pas de panique! Luc nous a assuré que la crue centenaire n’avait lieu qu’à peine tous les 10 ans. C’est marrant, il s’est mit à rire en disant ça… 
Là-dessus, nous sommes allés dans la “Principauté du Sel”. Un coin un peu à part où le sel est plus concentré en calcium et en magnésium. Où le sel ne se ramasse plus mécaniquement mais se cueille délicatement à la pelle et la force des bras du saunier, en étant toujours attentif à tout un tas de paramètres pour que le produit soit au meilleur de sa qualité. Je parle ici de la précieuse fleur de sel. 
Les pieds dans l’eau rose, la fleur de sel est une fine couche de cristaux qui surnage, à fleur de la surface comme son nom l’indique. Il faut ensuite la laisser gentiment s’égoutter pendant une année avant de l’empaqueter.
Personnellement, je n’avais jamais utilisé de fleur de sel, mais j’appréciais sur une salade, une omelette, écraser quelques cristaux de sel anglais, pour leur croquant, sans être pour autant du gros sel… et parce que c’est l’été et qu’on est en Camargue, pour apporter le soleil dans vos plats et un petit goût de vacances toute l’année, la Fleur de Sel Le Saunier de Camargue existe aussi aux saveurs des Herbes de Provence, Ail & Persil, et Tomate Basilic. 
Pour couronner une chouette journée sous le signe de la découverte du sel, si vous venez visiter le Salin d’Aigues Mortes, montez en haut de la camelle (le tas de sel de 100m de haut, qui s’appelle bien comme ça à cause de la bosse de Madame Chameau) et admirez le point de vue sur le rempart d’Aigues Mortes… et si vous ne venez pas en personne, vous le retrouverez sur les nouveaux emballage Le Saunier de Camargue.

Pour les gens de l’Atlantique comme moi, quelle est la différence entre le sel de Camargue et le sel de l’Atlantique?
Sachez déjà qu’on ne fait du sel de Camargue qu’à Aigues Mortes et le sel de Camargue est naturellement plus blanc. Côté vocabulaire, le saunier et le paludier font le même métier, l’un travaille dans des tables salantes, l’autre dans des oeillets.
Mais pourquoi, bon et maintenant si on cuisinait au sel... est-ce que je vous raconte ça...

3 commentaires:

  1. reportage intéressant, merci à Maïlys ! du coup, je suis allée voir son blog sympathique
    Ne connaissant pas la Camargue et son sel, cela m'a incitée à être curieuse et m'informer sur ce thème. Voilà qui ouvre l'esprit ;-) Il y a tant de choses à découvrir en France et ailleurs, une vie ne suffit pas !
    Corinne

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    1. Tout le plaisir est pour moi! Je ne connaissais pas non plus et j'ai été émerveillée. Et je suis bien d'accord, la France est belle et suffisamment vaste pour être très variée. Avis aux curieux :D
      Mais la hooooonte, mon blog ne ressemble plus à rien. Promis, j'essaie de le remettre en état!

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  2. J’ai fait un petit peu le tour de ton blog, il a l’air super intéressant. Je vais m’y installer tranquillement.

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