jeudi 31 décembre 2009

C'est la der des ders et ce soir c'est réveillon... étonnant non ! Et plein d'idées de plats de fêtes en direct de 750 Grammes !

Des fois je me dis que je suis un peu paradoxal, je suis du genre poulet sensible qui se stresserait la plume parce qu'il y a un trou dans le planning entre 13h17 et 13h19... Et ces deux minutes d'incertitudes peuvent me retourner la journée complètement à l'envers et me peigner la plume à l'explosif.
C'est à tel point que toute la journée peut se passer à essayer de combler ces deux foutues minutes... et à la fin de la journée, généralement j'ai comblé ces deux minutes, mais le reste de la journée est passé à la trappe et du coup ça complique considérablement le programme du lendemain... considérablement ! Surtout qu'entre 15h52 et 15h56...
C'est un peu comme si j'étais un poulet qui se stresse en imaginant qu'un vélo pourrait passer dans sa rue et qui passerait toutes ses vacances au milieu d'une autoroute à essayer d'éviter les trente-cinq tonnes avec l'œil légèrement exorbité, légèrement... Paradoxal quoi !
Du coup imaginer et préparer un menu de fête, surtout si j'ai du monde à la maison, c'est un peu comme si un esprit malin faisait rouler des TGV sur mon autoroute de poulet sensible...
Heureusement cette année j'ai plein de recettes en stock, j'ai tous les menus réalisés pour 750 Grammes dans lesquels je n'ai plus qu'à choisir. Plus qu'à choisir et justement c'est bien ça mon drame, choisir ! choisir ! Et dire qu'il ne me reste plus que...
Et si vous vous êtes capable d'improviser ou de changer au dernier moment voilà quelques petites idées de menu de fête classique mais pas trop, tel qu'il est apparu la semaine dernière du côté de 750 grammes ! Cliquez sur les photos pour avoir les recettes et si vous voulez quelques idées encore moins raisonnables, c'est là : Quand le réveillon s'amuse !
Très très bon réveillon à tout l'monde ! et on se retrouve l'année prochaine pour plein plein plein de nouvelles aventures !
Vaiselle Guy Degrenne - Produits offerts
Mais pourquoi, et d'abord je commence l'année par le premier moi ou par le deux... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 27 décembre 2009

Des coquillettes à Noël ! Et réveillons autour du monde pour 750Grammes de bonheur...

Depuis deux ans Marie et moi, après grandes discussions et quelques hésitations, on a décidé de demander à notre bande d'enfant, de presque ado et d'ado ce qu'ils veulent manger pour le réveillon de noël. Pour nous c'était une manière de les accompagner sur le chemin de l'épanouissement et de l'indépendance, d'être des bons parents comme dans les livres quoi, et de pas seulement être les chiants qui répètent en boucle, range ta chambre, range ta chambre, range... Et puis comme ça on s'est dit qu'au moins ils mangeraient peut-être avec plaisir !
On s'est donc pointé un jour de l'année dernière fiers comme des bars-tabacs, les bras dans le dos et le regard réjouis. On s'est dit vas-y toi, non toi, et puis Marie s'est lancée et a lâché, bon les enfants maintenant que vous êtes grands c'est vous qui allez choisir ce qu'on va manger pour le réveillon ! C'est bien hein hein... Là, on a entendu passer un ange et une mouche... et puis ils nous ont dit en chœur, super... super... avec à peu près la même vitalité qu'un pneu en train de se dégonfler.
Bon pas grave qu'on s'est dit, on est des bons parents et tout va bien, va bien... Et après tout l'important c'est quand même qu'ils choisissent et qu'on se régale tous ensemble.
Alors on a repris notre sourire de bon parents et on a demandé alors alors qu'est ce qu'on mange ? hein hein ?
Et là alors que l'on s'attendait à une longue liste et tout et de n'importe quoi à partir de laquelle on pourrait se faire un petit réveillon aux p'tits oignons, l'ado s'est avancé et nous a dit, on s'est mis d'accord, on sait ce qu'on veut... on veut... des coquillettes !
Là, les p'tits oignons ont subitement disparu et le menton presque tremblant ma Marie a juste dit, coquillettes... noël... coquillettes... Mais comme si elle nous faisait un Hitchcock gastronomique, l'ado a ajouté mais c'est pas tout ! Et nous avons retrouvé nos yeux rêveurs en forme de foie gras... nos coquillettes on les veut avec du lard ! Avec du lard voilà voilà, avec du lard... On est des bons parents, et tout va bien, va bien...
Et voilà comment depuis deux ans nous mangeons des pâtes au gras lors du réveillon de noël pour que nos chers, très chers enfants puissent s'épanouir et grandir dans le bonheur et l'équilibre, comme dans les livres quoi ! Et si quelqu'un avait l'adresse d'un bon livre qui explique comment passer une déprime comestible de réveillon de bons parents due à quelques nouilles, n'hésitez pas !
Heureusement je continue à vivre le bonheur du côté de 750Grammes et les réveillons s'enchaînent les uns après les autres. La semaine dernière le réveillon est parti se promener autour du monde, alors si vous voulez retrouver les recettes cliquez sur les photos et vous arriverez directement sur les recettes du côté de 750Grammes !
Vaisselle Guy Degrenne - Produits offerts
Bollywood Boulettes

Ingrédients :
Pour les boulettes : 500g de steak haché – 1jaune d'œuf - 1petit oignon – 1gousse d'ail – ½ càc de gingembre râpé - 2tiges de coriandre – 1càc de pâte de curry orange – 1cas de beurre clarifié ou de ghee
Pour la sauce : 400g de tomates concassées en boîte (vous pouvez bien sûr utiliser des tomates fraîches quand ça sera la saison !) - 1oignon – 2tiges de coriandre – ½ càc de garam massala - ½ càc de graines de coriandre – ½ càc de graines de cumin
Commencez par réaliser les boulettes. Hachez très finement ensemble, oignon, ail et coriandre, n'hésitez pas à bien insister pour hachez fin. Verser la viande dans un saladier puis le mélange haché, le jaune d'œuf, le gingembre et la pâte de curry, salez et mélangez le tout.
Faites ensuite des boulettes d'environ 25g. Mettez le beurre clarifié dans une poêle, faites-le bien chauffer puis dorez les boulettes rapidement, réservez-les dans un plat.
Emincez les oignons assez finement, et versez-les dans la poêle où ont été dorées les boulettes, si le beurre clarifié des boulettes a un peu brûlé changez-le.
Faites dorer les oignons rapidement. Ajoutez ensuite la pâte de curry et mélangez bien, ajoutez les tomates concassées et 5cl d'eau, remuez et laissez sur le feu 3minutes.
Versez alors les boulettes dans la poêle, remuez bien et poursuivez la cuisson pendant une quinzaine de minutes en laissant blobloter doucement, n'hésitez pas à ajouter un peu d'eau si nécessaire.
A la fin de la cuisson, mélangez les épices dans un mortier et écrasez-les rapidement avec un pilon. Saupoudrez les boulettes avec ce mélange et la coriandre hachée et dégustez de suite.

Mais pourquoi, et dire qu'on a failli leur demander où ils voulaient partir en vacances... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 23 décembre 2009

Quand la Suède me prend... elle me prend ! Et pourquoi ne pas mettre un peu plus de Suède sur les tables de fête et de réveillon !

Je connais la Suède sur le bout des doigts, il faut dire que j'ai fait de longues études sur le pays pour tout connaître et tout savoir... Enfin relativement tout, c'est que je suis quand même allé faire mes courses chez le marchands de meubles tout merdiques et auxquels y manque toujours au moins une vis. C'est souvent la 53c, celle qui doit bloquer la tige ABF avec la ABG et enfin faire tenir la foutue étagère... qui ne tiendra donc jamais à cause d'une foutue vis manquante !
J'suis donc allé chez Ikéa quoi, et plusieurs fois même, et j'ai pratiquement goûté à tout ce qui se mange de là-bas, moi je me suis donc attrapé de Suède par ingestion ! Ça fait bien de moi au moins un spécialiste du pays du Vänern, de Gustave V et... d'ABBA !
C'est curieux comme j'ai toujours eu l'oreille paradoxale, je suis capable de m'enflammer pour le dernier Sonic Youth après avoir suivi leur traversée du désert, leur reprochant l'abandon de leur identité bruitiste, ou pour les ballades envoutante Alexi Murdoch ou les mélodies de Martin McFaul... Autant de petites perles musicales sensibles et rares, autant de chansons que je décortique avec l'oreille du chercheur d'or, prêt à rejeter la moindre pépite trop abimée, pas assez grosse, qui ne me ferait pas vibrer l'oreille... Avec certains je suis donc exigeant à l'extrême...
Et d'autres fois il suffit que par hasard j'entende Aha-ahaaaaa All the things I could do If I had a little money It's a rrrich man's world... Money !, money ! money !... Pour que ce soit une autre partie de mon cerveau, mon cerveau primitif, qui se mette à chauffer et à virer dans le rouge presque immédiatement. Et là pas de réflexion, pas d'écoute attentive, juste du sang et de la sueur, juste un balai pour micro et mes chaussettes pour patiner sur le carrelage... Et me voilà parti au pays de la transe ultime, un pays virtuel où je porte des chemises argentées à col jabot, des gilets ridicules qui me transforment en une sorte de saucisse enserrée, et une paire de caniches morts sur la tête en guise de coiffure. Et dans ce pays, vous pouvez croire que je me lâche quand la musique a pris possession de mon corps et de mon cerveau !
Là, je danse comme un endiablé au son des I do, I do, I do, I do, I do... au point que Travolta passerait presque pour un danseur de salon. Il faut dire que j'ai fière allure avec mon micro-balai me jetant dans des glissades dignes de Candéloro, en glissant à genoux à travers ma salle à manger ! Bon des fois j'ai le grand écart un peu excessif et je dois patienter jusqu'au retour de Marie pour me sortir d'une position un peu difficile... mais je garde la foi et le rythme, même blessée la bête bouge encore ! Et tout ça à cause d'un disque d'ABBA... comme quoi j'ai vraiment la Suède dans la peau !
Avec tout ça pas étonnant que la cuisine de ce pays me parle et que j'ai eu envie de beaucoup de Suède du côté d'Irresistable où vous pourrez retrouver toutes les recettes en cliquant sur les photos... Des recettes qui ont vu le jour grâce à Anna chez qui vous trouverez bien d'autres recettes du grand nord et plein d'autres choses d'ailleurs, tout comme chez Birgit !
Boulettes à la suédoise et à ma manière aussi...
Ingrédients : 500g de viande hachée de bœuf – 200g de chair à saucisse – 300g de pomme de terre à purée cuite – 1 petit oignon – 1càs de persil – 1càc d'origan – 1œuf – 2càs de chapelure – 1càs d'huile neutre – 1 càs de beurre - 3ou 4 càs de crème liquide – 2ou 3 traits de sauce soja – sel et poivre
Hachez très finement l'oignon, vous pouvez même le râper avec les gros trous d'une râpe. Hachez bien finement les herbes.
Mettez les viandes, la pomme de terre écrasée, l'oignon et les herbes dans un saladier et mélangez bien, n'hésitez pas à y aller à la main. Ajoutez ensuite l'œuf et la chapelure et mélangez de nouveau.
Formez des petites boulettes d'environ 20g et quand vous avez fini, mettez-les au frais une bonne paire d'heures au moins.
Faites alors chauffer une poêle à feu moyen, versez-y l'huile et le beurre et laissez bien chauffer. Quand le mélange est bien chaud posez délicatement les boulettes dedans, il faut cuire les boulettes en plusieurs fois sinon elles vont se coller les unes aux autres et perdre leur rondeur. Remuez-les constamment jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées de tous les côtés mais n'insistez pas trop sinon elles vont sécher.
Retirez-les au fur et à mesure et quand elles sont toutes cuites versez la crème dans la poêle, portez à ébullition puis retirez du feu, versez la sauce soja à votre goût et couvrez les boulettes avec cette sauce. Vous pouvez, si vous aimez, servir les boulettes avec de très fines tranches d'échalotes et des herbes.

Mais pourquoi, je ne sais pas pourquoi mais j'ai goulash no goulash dans la tête... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 21 décembre 2009

La quinzaine anglaise dernier tome, promenade dans le Commonwealth avec Béatrice aux commandes et pikelets pour tout l'monde !

Depuis un moment la quinzaine britannique avait disparu mais sans dire au revoir... alors quand Béatrice de Le grain de sel de Poune m'a proposé de faire un tour par le Commonwealth, je me suis dit que c'était l'idée rêvée pour terminer ce petit tour chez ceux qui parlent la langue de Shakespeare... Merci Béatrice pour cette très bonne idée et direction le bout du monde avec elle !
Que sont-ces petits trucs des bébés-crêpes ? des Crumpets « ratés », des pancakes « rachitiques », des drop scones plutôt moches ? Non, des pikelets, réussis, délicieux tels qu’on peut les manger en Australie ou en Nouvelle Zélande, non mais des fois !
Ce qui m’a sans doute le plus énervée en métropole c’est que clairement ce qui pouvait venir du Pacifique côté Oz et Kiwi était certes exotique mais aussi bien jeune, pas fini, gentil mais bon, bizarre non ? … Tout n’était pas négatif, il y avait des trucs sympas à mon actif et des questions bien stupides, oui j’avais vu des vrais kangourous et des vrais koalas et des vrais requins et non, la Nouméa, ce n’est pas à côté de Tahiti, tous les australiens ne ressemblent pas à Crocodile Dundee…
Sur un plan culinaire, si j’ai dû faire face à des trucs surprenants « du lapin, vous mangez du lapin ! », des déceptions « beurk, vous appelez ça un lychee ! »… Il y a quelques recettes pour lesquelles les français métropolitains n’ouvraient la bouche que pour mieux engloutir : les scones, les brownies, les milk shakes, les cookies… et les pikelets !
J’avais enfin trouvé l’arme fatale qui faisaient taire les médisants… sauf que j’avais oublié les sujets de sa Royale Majesté qui ont considéré ces petites choses étranges avec un air circonspect et ont émis des hypothèses peu flatteuses genre crumpets pas assez épais, pancakes rachos, drop scones au mieux. Donc, on va être clair, les pikelets sont des petites crêpes levées qui se font cuire sans cercle sur une plaque ou dans une poêle que l’on déguste en Australie et en Nouvelle Zélande, au milieu des kangourous, des koalas et des kiwis s’il fait nuit vu que ce sont des oiseaux nocturnes (au passage, notons le nombre de points au scrabble !).
Ces pikelets font la joie des petits-moyens-grands du breakfast au tea, et se dévorent traditionnellement avec de la confiture de fraises (de Nouvelle Zélande), de la crème fouettée mais aussi du miel, des fruits frais… parce que nous ne sommes pas sectaires mais gourmands !
Une dernière précision, je ne sais pas si le Queensland s’appellera Kingsland si un roi succède à la reine… et juste pour illustrer que la notion de bout du monde perdu est une vue de l’esprit une petite carte « down under »…, vous noterez le centre du monde !
Les pikelets
Pour environ 8 personnes - 2 tasses (= 300g) de farine « à gâteaux » sinon compter 1 cuillère à soupe de Baking powder - 1/8 tasse (=20g) de sucre roux - 1 pincée de sel - entre 1,5 et 2 tasses de lait selon la taille des œufs - 2 œufs battus - 2 cuillères à soupe de beurre fondu - au choix, de la vanille, de la cannelle…
Mélanger la farine, le sucre, le sel. Ajouter les œufs battus, le beurre et l’arôme choisi, incorporer avec le lait progressivement jusqu’à obtenir une pâte entre la pâte à crêpes épaisse et la pâte à gaufres. Faire chauffer une plaque ou une grande crêpière avec une noisette de beurre (ou pas !) et déposer des petits cercles de pâte à l’aide d’une cuillère à soupe. L’art des pikelets réside clairement dans le fait de réussir de jolis petits cercles de 5 à 6cm de diamètre et non des trucs « blobesques » bizarres. Quand ça fait des petites bulles et que le pikelet devient doré, on retourne comme une crêpe et on fait dorer le deuxième côté. Comme la pâte a tendance à épaissir au fur et à mesure, on peut la ramener à la bonne consistance en ajoutant du lait tiédi.

Servir avec ce que vous aimez, de la confiture, des fruits frais et même de la pâte chocolat noisettes. Enjoy !

Mais pourquoi, bon l'année prochaine je sens que ça va passer à un mois britannique, est-ce que je vous raconte ça...

samedi 19 décembre 2009

Jours de fêtes et de réveillons, 750 Grammes de bonheur et réveillon britanique au programme ! Et la mémoire toujours aux aguets...

Les jours de fêtes de fin d'année et leurs réveillons ne sont pas mes moments préférés sans doute parce que je me traîne quelques vieux souvenirs de jours de fêtes où nous ne regardions que nos assiettes pour ne pas être confrontés à notre tristesse réciproque... être triste un jour de noël ce n'est déjà pas terrible, mais avoir la tristesse des autres comme seule réponse... Du coup, j'ai longtemps pensé que plus les fêtes passaient vite mieux je me portais.
Enfin avec le temps et entouré par ma bande j'ai repris un peu de plaisir à ces jours et j'arrive même à me souvenir du temps d'avant avec seulement une nostalgie apaisée...
Il faut dire que les noëls d'avant son départ étaient heureux, forcément avec mon père nous n'avions pas le choix il taillait du bonheur pratiquement aussi bien qu'il cousait les costumes.
A la maison nous n'avions pas de trop, ce qui veut dire que souvent le jour de la paye et celui où il n'y avait déjà plus de sous étaient des fois le même... Du coup à la maison nous recyclions à tous les temps et nos cadeaux de noël avaient souvent comme un air de déjà vu, mais ce n'est pas pour autant qu'ils ne nous éclairaient pas les yeux.
Neuf était chez nous un concept relatif qui pouvait se traduire par n'a jamais été utilisé sous sa nouvelle forme. C'était un peu comme ces séries ou ces films annoncés comme inédit alors qu'ils sont déjà passé sur d'autres chaines, mais ce n'est pas la même chose qu'ils disent... Les vêtements que je recevais pour noël étaient aussi inédits mais peut-être déjà vus... Il faut dire que quand les sous manquent et qu'on a un tailleur à la maison.
D'ailleurs la retouche ne me dérangeait pas trop, elle était encore courante à cette époque où on ne jetait pas tout au moindre accroc, il n'y avait d'ailleurs pas que moi à arriver à l'école avec ces drôles de gros pansements bleus ou noirs cousus aux genoux et au coudes. La seule différence c'est que moi j'avais du pansement home made, du fait maison ce qui me transformait assez régulièrement en une sorte de patchwork multicolore sur lequel on pouvait retrouver les commandes de mon père.
Le genou gauche le costume de monsieur Enriquez le syndic de l'immeuble, le droit le petit gilet à carreaux qu'avait voulu le monsieur du premier bâtiment malgré les conseils désapprobateurs de mon père. Il faut dire que cintré comme ça l'homme ressemblait à une sorte de saucisse écossaise, trop serré qu'il était, débordant de partout... et ainsi de suite pour les coudes, ou les poches ou... J'avais souvent l'habit coloré et varié, rayures, carreaux tout y passait !
Bon le problème c'est que je devinais ce que j'allais trouver au pied du sapin vu que j'avais le droit à 36 essayages avant d'avoir ma « surprise ». Mais comme moi, ça m'amusait ces essayages, forcément parce que mon père ne ratait pas une occasion de me défier d'un, je suis sûr que tu ne peux même pas garder les bras en l'air... et forcément sous ses chatouilles... du coup j'oubliais presque que ça allait être ma surprise sous l'arbre... Ainsi allaient nos noëls avec ces drôles de cadeaux très très faits maison dont je commence seulement à me souvenir avec nostalgie...
Cette année, mon premier cadeau c'est l'équipe de 750 Grammes qui me l'a fait en me proposant d'être leur « rédac chef » pendant tout le mois de décembre... Quand Damien m'avait parlé de l'idée, je m'étais gratté la tête et puis j'avais dit oui, parce que l'enthousiasme de Damien est quelque chose qui me ferait sans doute marcher jusqu'en Chine ! Un cadeau qui m'a mis des petites étoiles dans les yeux.
Du coup pendant tout ce mois vous allez retrouver mes articles, mes idées et mes recettes par là-bas, comme ces recettes de réveillon britannique à la une la semaine dernière dont vous retrouverez les recettes sur 750 Grammes en cliquant sur les photos... Merci les 750 Grammes !
Vaisselle Guy Degrenne - Produits offerts
Choux de Bruxelles, châtaignes et lard

Ingrédients : 500g de choux de Bruxelles – 250g de châtaignes cuites au naturel – 6tranches très fines de lard – 3ou 4 tiges d'origan frais – 1càs d'amandes effilées – 1càs de beurre – sel et poivre
Commencez par enlever les feuilles abimées des choux et par couper la partie du pied qui dépasse. Mettez une grande casserole d'eau salée sur feu assez vif et ajoutez les choux dès que l'eau arrive à ébullition. Laissez-les cuire à petits bouillons pendant une dizaine de minutes. Quand ils sont cuits, faites-les refroidir en les mettant dans de l'eau froide. Égouttez-les bien puis coupez-les en deux.
Mettez le beurre dans une poêle et faite le chauffer à feu assez vif. Coupez le lard en larges bandes. Quand le beurre commence à moussez ajouter le lard et faites-le colorer.
Quand il est bien doré ajoutez les châtaignes, remuez bien, ajoutez les choux et remuez.
Ajoutez l'origan, couvrez et prolongez la cuisson pendant 3minutes.
Faites légèrement dorer les amandes effilées et parsemez-les sur le plat juste avant de servir, rectifiez en sel, poivrez, il n'y a plus qu'à manger !

Mais pourquoi, noël exotique cette semaine et noël quoi la semaine prochaine... on verra... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 15 décembre 2009

Chocolat, chocolat, chocolat !!! Et hop de retour avec du chocolat partout partout partout !

Généralement quand je mets le nez dans un verre de vin et que je le bois ensuite, je sens des choses, pleins de choses, des fleurs et des fruits, des sous-bois et du végétal et du minéral et... j'en ai plein le nez et plein la bouche... Et puis j'écoute les autres en parler et là je me rends compte que des fois je dois avoir la bouche et le nez en vacances tellement je sens des choses différentes des autres !
Heureusement, quand c'est avec de la bouffe après avoir gouté et regoûté je m'en tire un peu mieux et j'arrive plus régulièrement à trouver quelques ingrédients du petit cake qui vient d'arriver sur la table accompagné d'un « vous devinerez jamais ce que j'ai bien pu y mettre dans mon petit cake », jamais... Du coup quand l'autre jour après un petit atelier fort sympathique organisé par Fanny autour du chocolat Just Chocolat, on nous a proposé un petit défi goûtage pour deviner les saveurs du chocolat, je me la suis joué whith the finger in the noz ! Et c'est comme ça que nous nous sommes tous retrouvés assis devant une feuille avec plein plein de saveurs et c'est aussi comme ça que le premier palet de chocolat a été posé devant nous...
Je l'ai pris tourné et retourné entre mes doigts et d'un seul coup, histoire qu'il ne souffre pas, je me le suis croqué. Là, ma bouche a été envahie par la puissance, par les senteurs, du chocolat noir qui se répandaient dans ma bouche, me donnant presque un orgasme de langue... y'a pas le chocolat c'est du sensuel, du qui te remue l'émotion, du sévèrement excitant en un mot ou deux ! Et après ce premier trouble je me suis jeté sur la feuille et j'ai vu les senteurs, café, champignon, cuir... j'me suis tourné la langue trois fois dans la bouche histoire de me ramasser un reste d'inspiration.
Et là je me suis pris l'œil de lapin dans les phares tellement j'en avais le palais perdu ! Incapable de dire autre chose que ben ça a le goût de chocolat quoi !
T'inquiète pas que je me suis dit, t'as la papille encore un poil endormie, reprends-en un et ça va s'arranger ! Alors je t'ai mis quelques options très optionnelles et je suis passé au suivant...
Et là j'ai eu la révélation, ça allait être dur, très dur, très très dur ! Et c'est comme ça qu'au bout d'une dizaine de chocolats j'avais mis plusieurs centaines d'options... Alors j'ai utilisé une méthode scientifique, parce que la science ça me connait ! J'ai donc fait pouf pouf ça sera toi...
Et au final grâce à mon palais de la mort et à ma méthode scientifique j'ai eu une médaille en... chocolat.
Si vous voulez vous aussi vous amusez avec le chocolat c'est simple prenez-en quelques différents, 8 ou 10 c'est bien, vous pouvez bien sûr utiliser ceux de la sympathique bande de la chocolaterie Duval, les palets de la collection Just chocolat s'y prêtent parfaitement, étalez ça devant quelques amis et... à vous l'aventure ! Et juste un conseil essayez aussi ce jeu juste à deux avec votre Lui ou votre Elle... j'dis ça, j'dis rien... et pour d'autres idées Adèle en parle aussi.
Et si vous avez envie de cadeaux gourmands au chocolat vous pouvez essayer cette petite tablette qui n'a pas durée bien longtemps à la maison.
Chocolat brutal en noir rose et blanc
Ingrédients : 150g de chocolat noir bien parfumé – 50g de chocolat blanc – 50g de pralines roses – 1càs de sirop de rose

Commencez en faisant réduire un peu le sirop à feu moyen, il doit bien couvrir une cuillère.
Faites fondre le chocolat noir et le chocolat blanc au bain marie ou au micro-onde. Attention le chocolat n'aime pas la chaleur vive ! Donc il ne faut pas trop le chauffer sinon il risque d'avoir des réactions inattendues et notamment se désagréger.
Concassez les pralines grossièrement.

Couvrez un moule de papier sulfurisé et versez dessus la moitié du chocolat blanc, des pralines et du sirop de rose. Répartissez ces trois éléments sans chercher à faire quelque chose de régulier, comme sur les photos.
Versez le chocolat noir puis finissez avec le chocolat blanc, les pralines et le sirop de rose restants.
Laissez prendre au frais, évitez aussi les grands froids, le chocolat n'aime pas non plus !
Cassez ensuite en morceaux et laissez chacun se servir à son goût.

Produit offert

Mais pourquoi, j'ai pas un réveillon sur le feu moi au fait... est-ce que je vous raconte ça...

P.S.: Pendant quelques jours j'ai eu quelques contrariétés techniques pour utiliser mon blog ce qui explique mon absence de ces derniers temps. Du coup j'ai loupé certains concours ou jeux auxquels je devais participer comme le week-end tout chocolat noir de Murielle & Stanislas pour lequel cette recette était prévue... j'espère très vite voir toutes les recettes !!
Comme je n'ai pas pu participer au petit concours d'Hélène consacré aux Apéro dinatoires et tant que vous y êtes vous pouvez participer à son nouveau petit jeu consacré aux Sablés décorés de Noël !
Un dernier petit mot pour remercier toutes celles et ceux qui se sont inquiétés de mon absence, ces mots m'ont vraiment touché... et le tout dernier pour ceux et celles qui s'étaient réjoui un peu trop tôt de ma petite « disparition », désolé mais We come back !!!

vendredi 4 décembre 2009

Le temps d'une photo, le temps d'un souvenir de gâteau d'enfance... Résultat du concours photo !

Au pays des blogs culinaires, l'appareil photo n'est jamais bien loin, c'est devenu presque un troisième oeil, celui qui essaye de capter le primordial, ce qui fait saliver ! Et ce n'est pas facile de rendre en image les parfums, les senteurs et les saveurs et même ce qui pourrait sembler plus évident, les textures ou le dégoulinant d'une coulure ne l'est souvent pas plus...
Il faut dire que la nourriture est fourbe, qu'elle penche, qu'elle fond, qu'elle coule dès qu'elle se sait regardée et que, dès lors, la si jolie photo attendue ne montre guère qu'une vague flaque sans âme. La nourriture est fourbe par nature !

Pourtant la blogueuse, comme le blogueur culinaire, insiste encore et encore, quitte à servir des plats dont la chaleur n'est même plus un souvenir... Et rien n'y fera, chez moi Marie peut crier et les enfants pleurer de faim, rien n'y fera, il me faut une photo et je l'aurai coûte que coûte !

Et quand j'ai vu les réalisations que nous avons reçues pour le concours de photos culinaires que nous avons organisé, Pascale, Isabelle et moi, je me suis dit que ces photographes avaient réussi le plus difficile , capter ce qui fait saliver !
Et voilà les gagnantes...
1er prix : un atelier photographique culinaire chez Isabelle en 2010. Sophie de Dans la cuisine de Sophie.2 ème prix : 3 ustensiles en inox (zesteur, coupe pomme et rasoir à légumes). Cuisine plurielle de Cuisine plurielle.3 ème prix : 3 livres de cuisine : « Inde », « Slunch » et « Apéritif dinatoire ». Carine de Un chat en cuisine.4 ème prix : un presse purée en inox, 2 livres de cuisine « slunch » et « Muffins ». Pose gourmande de La « pose »gourmande.Remise des prix chez Isabelle Rozenbaum à Paris, 29 rue des Panoyaux, Paris 20, métro Ménilmontant le 21 décembre 2009 à partir de 19h lors d'un petit apéritif amical et vous ne pouvez pas venir les lots vous seront expédiés.
Si vous voulez voir toutes les participations, passez chez Isabelle vous les y retrouverez toutes !


Mais pourquoi, j'ai pas une dinde à photographier moi d'ailleurs... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 1 décembre 2009

Une semaine après j'ai toujours la tête à Soissons... petit retour au pays de ceux qui donnent vie à nos rêves !

La première fois que Damien m'a parlé de son idée de lancer un salon des blogs culinaires, c'était un soir d'été autour d'un verre à la cave de 75cl. C'est là qu'au bout d'un moment il nous a lancé ça comme ça, un peu comme il nous disait tiens on va s'ouvrir une autre bonne bouteille, j'ai envie de lancer un salon des blogs culinaires à Soissons...
Je me souviens de l'avoir regardé avec un air inquiet, mais aussi qu'il avait une petite lumière au fond des yeux, une petite lumière qui m'a fait penser tout de suite... il va le faire en plus ! Et c'est sans doute ce que j'aime avec le garçon et toute la bande des 750g, parce qu'ils ne font pas que rêver, ils donnent vie à leurs rêves et aux nôtres... Et quand ce premier soir, après nous avoir raconté un peu son projet, il a ensuite ajouté, tu viendrais... la petite lumière qu'il avait allumé dans mon œil était déjà une réponse.
Et la semaine dernière, c'était la deuxième édition, déjà.
Encore une fois je n'ai pas vu passer le temps, et quand je suis remonté dans ma petite auto pour rentrer chez moi, j'avais les yeux en position plein phares !
Il faut dire qu'il y a tout ce que j'aime dans ce petit coin de Picardie.
Là-bas j'ai passé le week-end sans presque toucher terre, avec Damien et tous les 750g, toujours prêts à sauver le pauvre blogueur perdu et sans défense qui ne sait plus ni quand ni quoi ni qui... il ne sait plus rien quoi ! Heureusement pour lui il y a toujours un sourire pour lui répondre, souvent celui d'un de ces jeunes étudiants du lycée qui nous ont accompagnés, chouchoutés, rassurés... et qui ont surtout apporté un foutu supplément d'âme à toute cette affaire.
Et puis il y avait la tribu des blogueuses et des blogueurs culinaires avec laquelle je suis si bien.
Bien à boire des cafés au matin en prenant des nouvelles des uns et des autres, de ceux qui ne sont pas venus, des femmes, des hommes et des enfants, de la vie quoi ! Et un peu de bouffe bien sûr... Bien à me mettre dans le coin de la porte à regarder leurs gestes, leurs mains qui s'activent à préparer, leurs mots quelquefois maladroits mais toujours tellement passionnés.
Bien à aller vers ceux que je connais avec toujours la même question, quoi d'neuf depuis l'année dernière ?
Bien à découvrir toutes celles et ceux que je ne connaissais pas encore, en essayant de regarder discrètement les badges, et puis en levant le sourcil en me disant, alors c'est elle que je lis depuis si longtemps... ou c'est elle que je vais aller lire très prochainement...
Bien à découvrir toutes ces senteurs et toutes ces saveurs... bien à voyager des Ardennes jusqu'au Liban, de cette Belgique que j'aime tant jusqu'à cette Inde qui me touche tout autant... et à voyager aussi à travers le sucre et le sel, l'amer et l'acide... à voyager dans vos plats.
Bien à cuisiner avec Stéphanie et avec celles et ceux qui ont partagé la réalisation de ma recette...
Bien simplement parce que la cuisine c'est ce qu'elle devrait être partout, convivialité et partage !
Et puis en plus de tout ça il fallait compter sur le sourire de Benoît Molin, toujours prêt à donner du temps à une blogueuse qui le sollicite, l'équipe des Lessieurs qui avec complicité et talent nous a entraîné sur la piste des émulsions, Isabelle Rozenbaum et son œil toujours prêt à immortaliser l'instant culinaire ou plus généralement celui de la vie... et plein d'autres choses...
ça et tellement d'autres choses que j'en ai oublié de cuisiner !
Alors juste un dernier mot, à l'année prochaine !!! Vous me manquez déjà...


















Mais pourquoi, et dire que j'aurais pu dire non à... faut dire que je n'ais jamais su dire non à Damien ! Est-ce que je vous raconte ça..